Mes giboulées de Mars

Cher Lecteur,

j’ avais prévu de publier cet article bien plus tôt. En effet écrire un article sur mes aventures  du mois de mars et vous le partager que mi-avril quel intérêt?  Dans cette blogosphère où tout va si vite, est-ce que cela a un sens?  J’ai bien failli baisser les bras et jeter directement mon brouillon dans la corbeille. Et puis je me suis ravisée.  Mon blog se veut résolument optimiste mais parfois la vie n’est pas toujours rose avec en toile de fond  la petite maison dans la prairie et la  gentille famille Ingalls à l’intérieur . Non dans la vraie vie c’est souvent plus nuancé.

Je te l’avoue, cher lecteur : en mars j’ai eu un sacré coup de mou. Je peux même dire que j’étais au fond du trou. Je commençais à ressentir de la fatigue et une grande lassitude ces dernières semaines mais là c’était une autre dimension.  Je me sentais d’une fragilité extrême . Pas d’évènement spécial qui saurait expliquer cet état mais  cette sensation désagréable voir flippante  était bien réelle:  j ‘étais devenue un oignon épluché . Je n’avais plus de peaux de protection, par conséquent  n’importe quelle situation même la plus anodine me touchait en plein cœur. Privée de toute capacité d’analyse et de recul, à fleur de peau je me sentais au plus mal. De plus  je me trouvais face à une décision à prendre, un choix à faire et comme à mon habitude j’y ai mis beaucoup trop d’affectif. A 40 ans passés je n’arrive toujours pas à faire autrement. Certes ce n’était pas une question de vie ou de mort mais cela a suffi pour me priver de sommeil pendant plusieurs nuits. Et c’est bien connu la nuit quand on ne dort pas, on cogite et ça c’est pire que tout,  le moindre petit problème devenant une montagne. C’est dans cet état de fatigue avancé et d’hypersensibilité que je me suis rendue dans le cadre de ma formation à un atelier  qui m’a confrontée à la triste réalité:  le succès de ma formation était compromis. Vu le retard accumulé je ne pourrais pas finir à temps.  J’ai pris mesure de l’ampleur de la tâche à accomplir, l’investissement important que me demandait cette formation, la difficulté de mener tout ça avec des enfants en bas âge. J’ai commencé à tout remettre en question, évidemment mes capacités ( pour qui je me prenais, je n’ai pas le talent nécessaire) mais aussi le bien-fondé même de ce projet , mon envie d’aller dans cette voie .  En même temps je me maudissais de m’être éparpillée, d’avoir encore voulu tout faire en même temps ( créer ce blog et ma formation). Non seulement j’avais accumulé du retard mais en plus j’y avais laissé beaucoup de gomme. Et plus je me prenais la tête , plus je me m’énervais  à m’apitoyer sur moi-même et mon triste sort. Je voulais réagir, me donner un gros coup de pied aux fesses mais j’étais comme paralysée. Résultat : j’étais à deux doigts de tout lâcher (aussi bien la formation que le blog), rendre mon tablier (enfin plutôt mes crayons) et aller me cacher au fin fond de la forêt ( ça tombe bien il y a une juste à côté de la maison ) là où personne ne pourrait plus jamais me trouver.  Bon pour la dernière partie j’exagère un peu, la forêt au mois de Mars de tout façon il y fait trop humide mais bon m’enfouir sous ma couette me semblait une autre option envisageable et bien alléchante.  Finalement j’ai commencé à prendre un peu de recul et décidé de m’accrocher encore un peu . Depuis je ressors doucement la tête de l’eau et avance pas à pas.  Pour  l’instant mon objectif est de résorber mon retard tant que possible et prendre ce qu’il y a à prendre dans cette formation ( acquérir des techniques par exemple, progresser dans ma pratique) sans trop me poser de questions. J’ai revu mon organisation et retroussé mes manches mais cet état d’esprit plus positif reste fragile.
Voilà comme tu l’a compris cher lecteur, le mois de mars n’a pas été que joie loin de là mais je te rassure  il m’ a aussi offert de jolis moments.

Après plusieurs mois de mise en parenthèse, j’ai pu un peu oublier mes obligations de maman, être égoïste et  prendre du temps pour moi.
Début mars nous avons profité d’un weekend en amoureux, certes à Paris à 20 km de la maison mais le dépaysement fut total. Tant de souvenirs nous rattachent à cette ville mais il est vrai que depuis notre retour d’expatriation, maintenant que nous sommes banlieusards, nous y allons que trop rarement et  souvent pour des passages express. Quelle joie de pouvoir profiter de cette magnifique ville pour 48 heures à deux, un peu comme si nous ne l’avions jamais quittée.  J’avais oublié cette sensation délicieuse que de pouvoir être spontanés et  décider sur un coup de tête d’aller à la prochaine séance de ciné et tiens pourquoi pas se faire un petit resto avant? Et pendant qu’on y est une pièce de théâtre en plein dimanche après midi dans une salle de théâtre pas plus grande que ton salon . J’ai adoré  faire du shopping, essayer des fringues en toute tranquillité ou simplement flâner où  nos envies nous portaient. (bon  essayer les pâtisseries de Yann Couvreur avenue parmentier dans le 11ème arrondissement n’était pas tout à fait un  hasard ;-))  C’est dingue comme il est facile de se déplacer dans le métro sans poussette double, d’avoir une table au resto quand on est sans enfants. Ces deux jours bien trop courts nous ont rappelé que nous sommes un couple avant d’être des parents. Comme ils nous ont fait du bien, comme ils étaient nécessaires! Cette parenthèse d’ ‘école buissonnière  avait surtout le goût sucré  de revenez y- . Et nous nous sommes promis de ne pas résister et de recommencer dès que possible.
En mars, j’ai pu aussi succomber sans remords ( enfin presque ) à ma gourmandise et mes papilles se sont régalées. Lors d’un froid dimanche de mars,  je suis allée avec des amis au tea time du célèbre hôtel  Meurice. Ce n’était pas une première  pour moi car l’année dernière j’avais offert ce cadeau à mon gourmand d’amoureux. Dans un cadre splendide, nous nous étions délectés des sublimes pâtisseries de Cedric Grolet, chef pâtissier devenu depuis incontournable et j’en gardais un souvenir impérissable. Autant te dire cher lecteur que j’avais hâte de renouveler l’expérience. Et bien je n’ai pas été déçue, tout était excellent aussi bien les bouchées salées que les pâtisseries ou les scones (je suis très exigeante sur les scones, mon péché mignon  après 4 ans à Londres). Nous sommes repartis complètement repus, autant vous dire que je n’ai rien mangé au dîner. Pour information Cédric Grolet a d’ailleurs ouvert au mois de mars  sa boutique donc ses sublimes créations pâtissières de palace  tu peux les déguster dans ton salon. Je dis ça je dis rien…

Autre expérience culinaire complètement différente mais tout aussi surprenante : un atelier de cuisine saine  et ceci à deux pas de la maison, aucune excuse pour ne pas y aller. Une jeune cuisinière convaincue et convaincante nous a présenté des modes de cuisson inconnus pour moi jusque là ainsi qu’ un drôle d’ustensile «  le vitalisateur » pour préserver les qualités nutritionnelles des aliments et sublimer leur goût. C’est vrai que je n’ai jamais mangé une fondue de poireaux cuite à l’étouffée aussi savoureuse ( préparée en 10 minutes chrono) . Et que  dire du gâteau au miel et à la farine de petit épeautre cuit à la vapeur? Tout simplement étonnant.  L’atelier m’a définitivement donné envie de continuer sur cette voie de l’alimentation saine mais chaque chose en son temps…
Enfin toute fin mars, le 30 exactement je fus la reine de la journée, célébrée comme un reine par ma famille. Les enfants m’attendaient en bas de l’escalier pour le petit déjeuner et ont chanté avec leur papa « happy birthday » . Ils m’ont tendu tous fiers un énorme paquet cadeau presque aussi grand qu’eux .Mon petit cœur de maman en était tout retourné. Le soir, mon amoureux m’a enlevée et transportée en cheval blanc (euh en RER) vers un endroit discret du 8eme arrondissement, une adresse appréciée  des amateurs de gastronomie classique mais irréprochable.  J’ai passé une soirée formidable en me délectant de mets exquis à la présentation soignée. En savourant mes bulles de champagne, je me suis dit que j’étais volontaire pour fêter mon anniversaire tous les jours ( du moment que cela ne se voit pas trop ni sur ma tronche ni sur mes hanches ).
Voilà cher lecteur tu connais tout de mes giboulées de mars.  Cependant lors de chaque giboulée le soleil tente des percées et donne des lueurs d’espoir. En mars j’ai découvert cette phrase dans mon magazine FLOW. Depuis elle est devenue mon leitmotiv  « Tout ira bien et sinon ça ira bien aussi « .
A très bientôt.
Fabi   Shopping parisafternoon teacadeau d'anniversairediner romantique

PS: Pour l’illustration de la petite femme « fabuleuse  » je me suis aidée des personnages de Angeline Melun jeune illustratrice de mode notamment. http://blog.angelinemelin.com/

L’univers de Kanako, illustratrice notamment de My little Paris m’a bien inspiré également. Doucement je développe mon style mais cela demande du temps donc je m’aide du travail des autres ce qui est une pratique assez courante mais je pense qu’il est important d’avoir l’honnêteté de le reconnaître.

Adresses

Pâtisserie Yann couvreur

137 Avenue Parmentier, 75010 Paris

Tea Time

Hôtel Meurice

Restaurant Le Dali

228 Rue de Rivoli, 75001 Paris

Atelier de cuisine saine

Félicie Toczé

http://felicietocze.fr/

Repas d’anniversaire

Le restaurant Le taillevent

15 Rue Lamennais, 75008 Paris

 

 

Une réflexion sur « Mes giboulées de Mars »

  1. Je comprends totalement et j etais exactement dans le meme etat ! juste epuisee et comme videe. Dommage que Cedric G. ne sevisse pas sous nos tropiques hanoiens, mais on a heureusement quelques bons pains au chocolat 🙂 Plein de bonnes choses a toi et ravie d avoir decouvert ton blog ! A bientot

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