Petits plaisirs de l’hiver

Cher Hiver,

La saison du  printemps a commencé officiellement il y a 2 jours mais tu sembles avoir du mal à laisser ta place. Pour le weekend les prévisions météorologiques  les plus pessimistes nous avaient annoncé une nouvelle vague de froid avec un ressenti en dessous de zéro et des chutes de neige. Au final nous étions loin du redoutable « Paris- Moscou » du mois dernier mais  tout même nous offrir des flocons en cadeau d’au revoir c’était un peu déroutant. En fait  tu es un fin stratège tu disparais de temps en temps pour mieux t’imposer à nouveau.

Je te l’avoue cher hiver je ne vais pas très bien ces derniers temps : mon énergie est au plus bas. Je me sens vidée et mon avenir me semble gris. Je n’arrive plus à me motiver, avancer et ma to -do list s’allonge de jour.  J’ai l’impression de porter tout le poids du monde sur mes épaules ou du moins l’équilibre familial et l’organisation des prochains mois.  Crois-moi ce n’est pas rien que de douter de soi,  se poser mille questions, peser le pour et le contre en permanence. Ce serait trop facile que de te tenir responsable de tous mes maux et donc de te jeter tous ces mots à la figure. Cependant je suis franche :  tu ne ne m’as pas aidé  ces dernières semaines avec ta grisaille persistante et ta bise frisquette.  J’ai envie que tu capitules définitivement. J’ai besoin de doux rayons de soleil, d’odeur d’herbe fraiche, de brise légère, de jupes qui tournent et de petits pieds nus. J’ai la naïveté de croire qu’au printemps l’énergie  coulera en moi comme la sève dans les arbres, que  je verrai les choses autrement, que la vie sera toute légère.  Si seulement…

Cependant cher hiver, je ne vais pas être ingrate , tu m’as aidé à prendre une belle décision ( et crois-moi pour moi c’est tout sauf simple) . Moi l’éternelle râleuse, la pessimiste incarnée, la dépressive latente, je vais essayer de célébrer.  Plutôt que de m’appesantir sur des éléments sur lesquels je  n’ai aucune emprise (le mauvais temps, les jours trop courts, la pluie, les grèves – spéciale dédicace en ce jour-, les mauvaises nouvelles, la connerie des gens,  autant essayer de voir les petits côtés positifs qu’une journée, une saison peuvent nous réserver. Cela ne résout pas tout mais on voit déjà la vie un peu autrement.

Et si je suis honnête cher hiver, tu nous en as offert malgré tout des bons moments.  Je  tenais  à les célébrer avec des petites illustrations concoctées par mes petits doigts.

Au moment de lui dire au revoir,  je vous dévoile donc, chers lecteurs,  ma version de l’hiver ( réelle ou enjolivée peu importe) avec cette petite série intitulée « les petits plaisirs de l’hiver ».
Et vous chers lecteurs, quels sont vos petits plaisirs de l’hiver?

A très bientôt.

Fabi

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Cher mois de Février

Cher mois de février,

je te l’avoue cela n’a jamais été le grand amour entre nous.  Généralement il fait encore froid, tes jours sont trop courts et tes nuits trop sombres. Le printemps parait encore tellement loin. Mon moral n’est pas au beau fixe,  les bonnes résolutions que j’ai pu prendre en janvier déjà oubliées. Certes les fanatiques de ski t’attendent avec impatience pour dévaler à toute allure les pistes mais moi je n’y vais pas aux sports d’hiver.  OK je précise: je n’ai pas envie d’y aller . Imagine toi la galère d’ enfiler à 3 enfants en bas âge tout l’attirail nécessaire. Ah non pitié je préfère m’épargner cela.  Pour résumer, je ne te trouve  pas grand intérêt . Pire, je  n’ai qu’une seule hâte : que tu passes au plus vite. Ça  tombe bien tu ne comptes que 28 jours ( 29 les années bissextiles). C’est bien un de tes seuls avantages d’ailleurs. Je suis impatiente que tu laisses ta place au mois de mars, mois qui sonne l’arrivée du printemps  et de mon anniversaire.
Cette année mois de février tu as commencé comme à ton habitude, de façon assez monotone. Nous avons toutefois bien fêté Mardi gras. J’ai enchainé les tournées, empilé une montagne de crêpes délivrant un parfum enivrant de  vanille et de rhum. Puis de façon inattendue tu as fait tomber  des gros flocons de neige. Un lourd manteau blanc a recouvert notre paysage familier, une parenthèse magique s’est installée. Le temps était suspendu,  le rythme frénétique de notre quotidien ralenti. Tu nous as offert des beaux moments de jeu avec les enfants émerveillés et surexcités par cette poudre blanche.
Cher mois de février, tu nous as donné la permission pour une petite soirée bien agréable à deux , à deux pas de chez nous . Certes le lendemain de la date officielle de la saint Valentin  mais qu’il était bon et nécessaire de nous retrouver en tête à tête, de discuter de tout et de rien tout en savourant mets et fines bulles.
En février, nous sommes redevenus 4 l’espace de 10 jours: notre ainée nous a échappé le temps de vacances avec sa mamie DO.  10 jours pendant lesquels nous avons redécouvert le fait que 4 bras étaient suffisants câlinant à tour de rôle notre petite dernière ou notre fiston.   J’avais eu la naïveté  de croire que  j’allais souffler un peu mais cela aurait été trop facile. Ces 10 jours m’ont rappelé que s’occuper d’un bébé de six mois toute la journée est prenant  et demande une condition physique  irréprochable . Mes nerfs ont été aussi mis parfois à rude épreuve pour gérer un garçonnet de deux ans propulsé ainé et profitant de sa position de  petit roi.   Je me suis  alors demandée comment je faisais d’habitude avec 5. J’ai accepté le  fait qu’ habituellement j’étais méga débordée et là avec 4  débordée tout court. Merci mois de février pour la leçon d’humilité.
Ayant deux enfants sur trois, nous en avons tout de même profité pour nous échapper de la région parisienne. A nous le bol d’air (très rafraichissant) dans la campagne normande et la petite virée à la mer. Nous avons visité des jolies contrées et le magnifique centre historique de Rouen. Nous avons séjourné dans une maison d’hôtes charmante, choyés par des propriétaires  accueillants. Pour la plus grande joie de Timothée, nous avons fait la connaissance des chats Nounours et Ginger, du chien Célestine, des ânes de Vascœuil et des chevaux.

Cher mois de février, tu m’as permis de réaliser  qu’être 4 c’était bien mais être cinq c’est tellement mieux. Nous avons retrouvé notre aînée grandie après ses vacances toulousaines. Et le 28, pour te clôturer en beauté, nous nous sommes offerts une dernière escapade tous ensemble au salon de l’agriculture.
Nous avons rencontré des animaux que nous avons l’habitude de voir chez papi Louis et mamie Renée mais dans les hangars de la porte de Versailles, c’est tellement plus rigolo et saugrenu. Surtout que nous nous sommes crus sur une autre planète vue la taille des spécimens présentés.
Voilà mois de février, je me suis réconciliée avec toi.  C’est même avec un certain regret que  je t’ai quitté . Tu m’as appris que  tous ces petits évènements du quotidien qui n’ont l’air de rien sont des petits trésors à chérir. Pour tous ces moments précieux, merci joli mois de février. Excuse moi mars m’a déjà happée mais on se donne rendez vous l’année prochaine sans faute.

Et vous chers lecteurs, comment s’est passé  votre mois de février?

A bientôt.

Fabi

 

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Ma recette de crêpe choisie ce mois -ci

Ingrédients (4 personnes)

Préparation

Étape 1 :

Versez le lait dans un grand bol. Ajoutez la Fleur de Maïs Maïzena®, la farine et mélangez énergiquement.

Étape 2 :

Ajoutez les œufs battus, le sucre vanillé Alsa, un peu de rhum et mélangez à nouveau. Laissez reposer 30 minutes au frais.

Étape 3 :

Beurrez une poêle à crêpes et versez une louche de pâte. Faites cuire sur feu vif, retournez la crêpe et prolongez la cuisson.

Étape 4 :

Procédez ainsi jusqu’à épuisement de la pâte.

 

Restaurant pour la Saint Valentin

Restaurant Tastevin à Maisons Laffitte

http://www.letastevin-restaurant.fr/

Maison d’hôtes

L’épicerie du pape

5 Rue de la Ferme, 27910 Vascœuil

http://lepiceriedupape.com/lepicerie_du_pape/accueil.html

Adresse très connue des blogueuses et référencée sur plusieurs blogs (Et Dieu Créa, les louves)

La boite rose

Ma petite fée,

Quand ton papa a posé sur le plan de travail de la cuisine la boite rose en déclarant «  j’ai pensé à acheter du lait pour Faustine » j’ai failli lui rétorquer qu’il avait fait une erreur. Cette boite quand tu la vois dans les rayons du supermarché, tu souris et tu penses «  pas pour nous la boite rose, nous c’est la boite bleue, le 1er âge, la boite rose ce n’est pas avant 6 mois. » 6 mois :  une éternité quand tu tiens ton nouveau né en porte écharpe. Sauf qu’au final la boite rose détrône très vite la bleue. Un des indicateurs qui te rappellent, même si tu ne veux pas l’admettre, que ton bébé ne fait plus partie des petits bébés.  J’aurais pourtant du me méfier, j’étais déjà passée par là mais comment dire, avec toi j’ai perdu la notion du temps.
6 mois, une demi année que tu es parmi nous, ma petite fée.
Je n’arrive plus à me rappeler comment c’était la vie sans toi, peut être plus simple mais tellement moins belle.

Nous commençons tout juste à trouver notre équilibre à 5. Tu es un membre à part entière de la famille. Ta position de petite dernière te donne droit à  beaucoup de câlins et d’attentions.
Tu commences à former une fine équipe avec tes ainés. Ils te parlent un langage que vous seuls pouvez comprendre. Tu les écoutes fascinée, échangeant avec eux des regards de connivence et des grands sourires.  Le trio infernal se met en place et cela promet des beaux moments de complicité et beaucoup de bêtises.

Ta personnalité se dessine, à la fois joyeuse, calme et terriblement déterminée.

Ton tapis d’éveil n’est plus assez grand pour ta soif d’aventures et de découvertes. Tu es devenue experte en retourner rouler et nous te retrouvons fréquemment à deux mètres de ton tapis voir sous la table du salon.  C’est désormais en position assise dans une poussette que tu exiges observer le monde. Tu dévores la vie à pleines dents que tu n’as pas encore. Tu portes tous les objets à ta bouche et découvres avec plaisir de nouvelles saveurs. Tu revisites le monde en nous tenant de grands discours très convaincue de tes paroles. Tes éclats de rire résonnent dans toute la maison et à chaque fois mon cœur chavire. Câline, tu adores poser ta petite tête sur mon épaule et approches ton visage du mien pour réclamer des bisous esquimaux.
Physiquement tu t’es aussi métamorphosée. Tes petites joues se sont arrondies  et sont des vrais appels à bisous. Tes petites cuisses ont accueilli deux ou trois bourrelets. La fragile sauterelle aux jambes graciles est devenue un véritable bébé Cadum.
Maintenant qu’ il est de source sûre que tu es une fille, les gens t’achètent les tenues en conséquence. Adieu les tenues nouveau-né mixtes, vive les robes et tenues de petite demoiselle.
Ces dernières semaines nous avons appris à nous séparer. Tu t’es adaptée avec une facilité déconcertante. Au début il a été un peu difficile pour moi de te confier à quelqu’un d’extérieur . J’ai ressenti manque et culpabilité mais j’ai vite apprécié de retrouver un peu de temps pour moi. Depuis que nous ne passons plus nos journées ensemble, je savoure d’autant plus les moments avec toi.  Tu m’enseignes à aimer mieux .

Bien sûr je ressens de la nostalgie en pensant au petit bébé que tu n’es plus mais qu’il est doux de te voir évoluer.  Avec toi j’ai l’impression que toutes les âges seront source d’enchantements et de joies. Dans tes grands yeux gris bleu j’y vois une sagesse profonde,  comme si tu avais déjà vécu 100 vies et en avait retiré tous les enseignements nécessaires.
Dés le premier jour je t’ai donné mon cœur sans condition mais depuis 6 mois mon amour pour toi grandit chaque jour.
Joyeux six mois à toi ma Faustine ma fée ma merveille.

 

six mois Faustine version finale

L’amour a l’odeur de pancakes

L’amour a frappé à ma porte sans crier gare, lorsque la trentaine bien installée, j’étais sur le point d’y renoncer.   Sur le coup j’ai voulu l’engueuler de m’avoir fait attendre aussi longtemps puis je me suis ravisée et je l’ai remercié: il aurait pu jamais me trouver.

Avant toi l’amour rimait avec (très) compliqué, mauvais timing, grandes déclarations vite oubliées, promesses non tenues, espoirs déçus, trahisons, voir souffrances.

Avant toi l’amour était souvent à sens unique.  Je donnais trop, trop vite sans rien en retour.

Avant toi, même accompagnée, j’étais seule. Avec toi nous étions enfin deux.

Avant toi j’étais trop ou pas assez. Avec toi, j’ai pu devenir moi.

Avec toi j’ai  appris l’amour moins flamboyant mais sincère,  l’amour peu bavard mais qui se prouve par les actes.  Avec toi, j’ai découvert l’amour basé sur la complicité et l’entente. Avec toi j’ai enfin connu l’amour joyeux qui privilégie les bonheurs simples, les gestes tendres, les fous rires et la complicité. Avec toi l’amour avait pour socle le respect et la confiance mutuels.

Au début notre amour s’est vécu à distance et par intermittence. Il s’est construit au fil des  séparations,  de la joie des retrouvailles et des départs plein de larmes sur les quais de gare.

 

Après quelque temps nous avons pu être réunis et l’amour s’est vite réfugié sous les toits de ton appart parisien.  Confronté aux réalités du quotidien,  l’amour s’est renforcé jusqu’à devenir évident et nécessaire.

Assez vite, se sentant  sûr de lui, l’amour a tenu à s’engager et à officialiser son existence avant de partir  vivre de nouvelles aventures.  Loin de son pays, il s’est adapté à nos pertes de repères et  l’éloignement des nôtres. Petit à petit il s ‘est construit un nouveau nid.

Un jour, l’amour a eu l’envie folle de se multiplier.  1 +1 ont fait 3 puis 4 et enfin 5.  Des amours différents mais tout aussi puissants ont vu le jour.  Depuis nous n’avons cesse d’admirer et regarder grandir ses petites plantes issues des graines de notre amour.
Avec le temps l’amour s’est  transformé. Entre les habitudes, la fatigue, les cris des enfants, le rouleau compresseur du quotidien,  la place à l’intimité a rétréci. Le sentiment amoureux a pu parfois s’estomper et ses manifestations se faire plus rares.  Cependant l’amour a puisé dans ses racines profondes et aujourd’hui il résiste.  Il est toujours là, inébranlable. Il  vit toujours avec la foi d’être le pilier de notre famille. L’envie de continuer à l’entretenir telle une petite braise fragile, ne s’éteint pas.

Est-ce que cela sera suffisant pour défier  les statistiques pessimistes proclamant que l’amour inexorablement , dans notre société connectée dans laquelle les individus zappent très vite,  ne dure  qu’un temps? Saura-t’il survivre à la lassitude, au vieillissement, au décharnement de nos corps ou toute autre épreuve que la vie nous mettra sur la route?

En tout cas, ce matin  l’amour a l’ odeur réconfortante des pancakes que je t’ai préparés. Il a le gout sucré du sucre d’érable dégoulinant. Il transparait dans ce geste anodin mais qui en dit long. Il brille dans tes yeux  à la vue de cette attention matinale.  Il a cette certitude d’être à sa place avec toi et nos enfants autour de la table.
En ce 14 février, Bonne Saint Valentin à toi , mon amoureux.

Bonne saint Valentin à tous les gens qui arrivent à vivre l’amour malgré tout .

A bientôt.

Fabi

saint valentin pancakes version finale blogÌllustration finale pour blog

Mes vœux pour 2018

Chers lecteurs,

Je vous ai quittés fin 2017 « légèrement » sous l’eau en plein dans les préparatifs des fêtes tout en gérant des enfants malades à tour de rôle. J’avais « promis » de revenir très vite sur le blog pleine de joie et d’allégresse après un break plus que nécessaire. Et puis dans la vraie vie cela se passe rarement comme on le prévoit. Je pressentais que les fêtes seraient tout sauf reposantes. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’en plus du joli programme de traverser la France et parcourir environ 2000 kilomètres cumulés en une semaine, la grippe a joué les trouble-fête et nous a frappé de plein fouet, mon compagnon et moi.  Soyons honnêtes, nous ne garderons pas un souvenir impérissable du premier noël avec notre petite Faustine.  Notre état de santé ne nous a pas permis de profiter pleinement des fêtes avec nos familles.

Alors oui j’ai survécu au passage à la nouvelle année mais tout juste. Pour le réveillon du 31 décembre, après une coupette de champagne entre deux antibiotiques, nous étions au lit avant même le compte à rebours de minuit et ce soir-là je ne pouvais pas penser à un meilleur programme. Pour résumer j’avais fini 2017 sur les rotules, j’ai commencé 2018 à plat. Début janvier le moindre geste me demandait un effort considérable: je devais m’arracher du matelas ou du canapé pour assurer le quotidien avec les enfants. Heureusement l’énergie est revenue tout doucement. Mi-janvier j’ai enfin pu reprendre mes activités et mes projets et comme à l’habitude les jours ont défilé à toute allure. Seulement maintenant, alors que ce long mois pluvieux de janvier s’achève ce soir, je trouve le temps de venir « papoter » sur le blog.

Le mois de janvier est souvent propice aux bonnes résolutions. Beaucoup de personnes  se fixent des objectifs plus ou moins ambitieux en début d’année. Pour ma part, je préfère me livrer à une petite introspection. J’aime dresser un petit bilan de l’année écoulée puis formuler mes souhaits pour les mois à venir.  Si vous voulez bien, chers lecteurs, je vais vous livrer les fruits de ma réflexion.

2017 a été une année riche et intense pour toute notre famille. Entre la recherche et l’achat d’une maison, l’organisation du déménagement et l’emménagement, ma grossesse, deux beaux voyages à l’étranger, l’arrivée de notre petite Faustine,  l’agrandissement de notre famille, l’adaptation dans notre nouvelle ville, nous ne nous sommes pas ennuyés. Nous avons eu la chance de vivre beaucoup d’événements heureux. Je crois que la rencontre de Faustine avec son frère et sa sœur à la maternité restera l’un des plus beaux moments de ma vie, un état de bonheur intense et parfait.

Personnellement, je pense qu’en 2017 j’ai définitivement franchi un cap. Jusque là j’étais bloquée par mon perfectionnisme, mes peurs, dans l’attente des conditions idéales pour lancer un projet dont je n’avais aucune idée. En 2017 j’ai composé avec mes « contraintes «  et me suis enfin lancée. J’ai écrit un article, je me suis brièvement présentée dans l’à- propos, fais un dessin en couverture puis j’ai appuyé fébrile sur le bouton « publier » : mon blog venait de naitre.  Avec le recul je crois que j’avais ce projet au fond de moi depuis des années mais face aux circonstances de la vie, ne me sentant pas légitime, je l’avais refoulé. Et puis contre toute attente, en 2017, malgré des circonstances pas très favorables, j’ai sauté le pas.  Je sentais qu’il était temps d’oser, que je ne pouvais plus reculer. Depuis d’autres articles et illustrations sont venus nourrir ce blog qui grandit doucement mais sûrement. Accepter de livrer au jugement extérieur mes petites productions imparfaites  a été une étape décisive dont je ne sentais pas capable auparavant. Je me sens depuis comme libérée d’un poids: je suis enfin dans l’action, le concret.  Bien sûr je ne suis pas seule responsable de ce déclic.  Une personne en tête et tout un  groupe de personnes bienveillantes  y ont grandement contribué en m’accompagnant tout au long de ce cheminement. J’en profite d’ailleurs pour les remercier.

Alors après une telle année que puis-je attendre de 2018?

Déjà  » qu’on me donne l’envie »comme le chantait notre Johnny national ( RIP).  Si j’ai l’envie, j’oserai encore.  Je continuerai d’avancer, d’entreprendre. Portée par l’envie, j’arriverai à faire taire mes doutes,  lutter contre mes états d’âme qui me pousseraient à m’enfouir sous la couette si je n’y prenais garde. Et j’espère que l’envie appellera l’inspiration, la créativité, l’énergie, les idées. Oui que l’envie soit mon moteur en 2018.

Ensuite la persévérance va m’être nécessaire pour avancer sur ce chemin encore long, 2018 sera une année charnière pour la concrétisation de certains objectifs notamment pour terminer ma formation en illustration,  mon autre grand projet en dehors du blog.

Enfin que 2018 m’apporte de la sérénité. Me connaissant c’est loin d’être gagné mais déjà si je pouvais me poser moins de questions et me laisser moins atteindre par les jugements extérieurs, ce serait un grand pas.

Côté personnel pas de grands projets prévus cette année. J’avoue que je sentais au début comme une espèce de vide, mais finalement après 3 années très mouvementées,  j’aspire à plus de calme 🙂 J’espère que nous serons épargnés par les épreuves et que nous profiterons de notre vie de famille à 5 dans notre nouvelle maison. Quelques projets de weekend commencent doucement à se mettre en place. J’aimerais bien également décorer notre nid douillet  mais là encore pas d’objectifs irréalisables: un  espace de travail optimisé pour dessiner et écrire serait top mais si déjà nous installons les luminaires cette année ce sera une victoire 😉 . « Oui c’est peut être un détail pour vous mais pour moi cela veut dire beaucoup 😉 (j’espère que votre culture musicale vous permettra de reconnaitre cet autre clin d’œil)

Côté projets, j’espère m’exprimer de mieux en mieux par le dessin et continuer à déposer mes petites histoires et illustrations par ici.  Ce blog même s’ il est très prenant en temps, et se fait parfois souvent au détriment d’autres choses notamment ma formation, reste ma bulle d’oxygène. Un de mes souhaits est de lui donner un look un peu plus « sexy » . J’aimerais aussi l’alimenter plus régulièrement, proposer des formats d’articles plus courts et surtout y publier de plus en plus de dessins. Et qui sait peut-être que vous serez de plus en plus nombreux à venir me rendre visite ici en 2018 ? S’ il est vrai que c’est avant tout un espace personnel d’expression,  j’y verrai un bel encouragement si son audience progresse cette année.

Mais comme d’habitude  je « parle » trop. Il est grand temps de vous dévoiler mes premières illustrations de l’année.  Évidemment la ressemblance de ces petits personnages avec mes enfants n’est pas du tout fortuite :-)) En  les observant dans leurs jeux quotidiens, ces petits mantras me sont venus.  Et plus que jamais en ce début d’année, j’ai conscience que  ce sont mes enfants, avec leur joie de vie et leur innocence qui sont ma force et me donnent des leçons de vie. Et qui m’inspirent ma seule certitude en ce début d’année : « écoute l’enfant qui sommeille en toi, amuse-toi et tout ira bien ».

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Sur ces paroles de « grande sagesse », Il est grand temps pour moi, en cette soirée du 31 janvier  2018, de vous souhaiter chers lecteurs une très belle année 2018 : qu’elle vous apporte tout ce que votre âme d’enfant désire et plus encore.

Si ces quelques lignes vous inspirent ou vous  souhaitez partager vos espoirs pour 2018, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire:  rien ne pourra me faire plus plaisir que de venir « papoter » avec vous.

A très bientôt.

Fabi

 

illustration voeux 2018 cocotte finale

La magie de Décembre

Voilà déjà quelques semaines que la magie la folie de Noël a touché frappé notre foyer. Ah ce joli mois de décembre, rempli d’excitation à l’approche des fêtes qui nous fait (presque) tout oublier : le froid, les journées trop courtes, la fatigue, les mauvaises nouvelles du journal télévisé. Un espèce de trêve dans ce monde qui ne tourne pas toujours très rond. Et puis cette période est tellement chouette avec des enfants. Voir leurs petits yeux qui pétillent en voyant les illuminations ou leur joie à découvrir la petite surprise du calendrier de l’avent quoi de plus touchant pour les parents? Et on en parle de leur fierté de décorer le sapin?

Moi aussi je l’aime cette époque de l’année. Cependant je l’avoue :  à J-3 du passage du bonhomme à la barbe blanche, c’est avec un certain soulagement que j’ai lancé cet après-midi ma dernière fournée en quantité industrielle de scones et de gaufres pour le tea time de l’école de ma fille. Ils ont eu un succès fou et ont disparu en quelques minutes comme le reste du buffet d’ailleurs. Il faut dire qu’après le spectacle enchanteresque  donné par les enfants qui ont entonné avec  enthousiasme ( et quelques fausses notes) de jolis chants de noël, tous les parents présents étaient enclins à avaler des mets sucrés en un temps record.

Avant ce 22 décembre il y avait eu à organiser le calendrier de l’avent, la Saint Nicolas, le décoration du sapin, l’achat des cadeaux, et j’en passe .  La to-do-list serait trop longue.  En cette période de l’année, les différents cabinets ministériels sont certainement moins débordées que les mamans.

Fait nouveau pour moi, depuis l’entrée à l’école de ma fille, les sollicitations cette année sont multiples voir incessantes. L’année dernière nous étions invités au goûter de noël de la crèche point. Cette année un jour c’était le noël de la section sportive, le lendemain le goûter de l’association où les enfants font des activités, le jour suivant la fête de l’école. Et évidemment pas question d’arriver les mains vides surtout pour une maman au foyer comme moi ( qui me coule douce toute la journée puisque je ne travaille pas).  Paroles entendues par une  personne existante dans la vraie vie sans trucage ni doublage : « pour demain les mamans à la maison vous avons le temps de nous ramener un gâteau maison ». Vous le faites  « de bon cœur  » mais bon ces derniers jours le sentiment d’avoir été enrôlée dans la brigade du père Noël et m’être transformée en un de ces lutins est devenu de plus en plus fort.

Surtout que les lutins eux, ils n’ont pas à gérer des enfants en bas âge qui ont la bonne idée de tomber successivement, séparément, ensemble malades.  Ou encore  faire face aux imprévus de dernière minute.  Voir aux mystères les plus improbables comme le colis contenant la majorité des cadeaux commandés sur internet volatilisé dans la nature ( tout de même livré et réceptionné avec signature ) et qui réapparait comme par enchantement alors qu’on n’y croyait plus. Peut être que les miracles de noël existent vraiment alors…

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En tout cas l’année prochaine c’est décidé : je commence les préparatifs au mois de septembre. Après tout  je n’ai rien inventé. Je me calerai  sur le rythme des magasins qui sortent chocolats et jouets 3 mois à l’avance. Cela m’évitera de  bricoler en panique un calendrier de l’avent le 30 novembre au soir et rassembler assez d’enveloppes et sachets pour les 9 premiers jours . Et donc devoir me remettre au boulot le 9 décembre au soir pour arriver jusqu’au 24/12 ( pourquoi le mois de décembre est interminable?). Heureusement  mes enfants  ayant encore peu de notion du temps et ne connaissant pas le nombre de jours jusqu’à noël il était encore facile de les duper. Mon fils a  même trouvé mon calendrier je cite « trop trop joli ». Ils ont aimé  découvrir leurs petites surprises ou activités du jour.  Cependant cette naïveté sera de courte durée. Fort à parier que dans un an ils seront capables de compter au delà de 20 et alors l’approximation ne pourra plus être de mise. Oui il va falloir que je m’organise. Grande résolution en avance :  l’anticipation sera le maître mot pour noël 2018 . D’ailleurs j’anticipe et je vais peut être me réserver un biller d’avion pour partir dans un pays exotique. Et échapper à toute cette frénésie…

Bon le rêve ce sera pour plus tard, ce n’est pas tout il me reste quelques valises à boucler. A défaut d’une destination dans un pays chaud, la réalité qui nous attend pour ce noël 2017 ce sont de longs trajets en voiture pour se partager entre les deux familles, la mienne et celle de mon Amoureux. Et oui la rançon de la gloire ou quand le fait d’avoir des enfants rend votre présence recommandée obligatoire lors des fêtes de fin d’année.

 

voiture blog

 

Petite pause sur le blog le temps pour moi de festoyer dignement et je reviens pleine de joie et d’allégresse pour la nouvelle année.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes, des moments merveilleux en famille ( je me moque  mais rien ne vaut la famille), des cadeaux fabuleux et des repas somptueux.

A très bientôt

Fabi

joyeuses fêtes blog

 

Le goûter d’anniversaire

Un soir, bien au chaud sous ma couette j’ai soudain éclaté de rire à la lecture de la page de mon livre. Quel était donc ce livre qui me faisait rire ainsi ? Et bien je lisais « la mère parfaite est une mytho » qu’une de mes amies m’avait recommandé pour me détendre et essayer de relativiser mes propres expériences pas toujours si faciles de la maternité. Le livre est en effet assez divertissant mais un passage en particulier m’a amusé. L’auteur pose quelques questions pour déterminer quelle mère imparfaite vous êtes. La deuxième question s’intitule ainsi «  c’est l’anniversaire de votre enfant et vous avez décidé de le fêter dignement », plusieurs réactions sont alors possibles.

Je ne vous dirais pas dans quel profil je me suis reconnue mais cela m’a donné très envie de vous raconter ma propre expérience concernant les anniversaires d’enfants. Cela tombe bien :  mon fiston adoré a eu 2 ans il y a quelques semaines. Après mon petit récit je vous laisserai juge de me ranger dans le profil approprié si cela vous amuse.

Pour célébrer dignement les 2 ans de mon petit Timothée, en mère imparfaite, j’ai eu l’idée parfaite : lui organiser un goûter d’anniversaire. Inviter donc chez nous un groupe d’enfants âgés de 2 ans forcément accompagnés de leurs parents (vous imaginez les parents indignes qui laissent leurs marmots en bas âge pendant 2 heures chez une presque parfaite inconnue?).

Quelles étaient donc mes motivations profondes pour me lancer dans une telle aventure ? Après tout on peut se dire qu’organiser un fête d’anniversaire à un enfant si petit qui ne s’en souviendra pas de toute façon n’était pas très raisonnable. Arrivés il y a quelques mois dans notre nouvelle ville, j’ai pensé qu’organiser une petite fête, au delà de faire plaisir à mon fils, serait la parfaite occasion de rencontrer de nouvelles personnes. Au départ, je l’avoue, je voyais cette charmante petite fête en mode «décontracté« : nous les parents faisant connaissance en sirotant une petite coupette de champagne et nos charmantes têtes blondes (ou brunes) jouant tranquillement tous ensemble et nouant ainsi des liens d’amitié pour la vie.

Pleine d’élan et d’allégresse devant cette vision idyllique, j’ai donc créé les petits cartons d’invitation et les ai distribués aux mamans de quelques petits copains de la crèche que nous côtoyons aussi au cours du musique. J’ai quand même eu la présence d’esprit de ne pas distribuer les invitations à tout la section de la crèche. Nous avons également invité nos petits voisins âgés de 6 ans qui aiment jouer avec nos enfants malgré la différence d’âge et un autre petit garçon qui était l’année dernière avec mes enfants, nous connaissons ses parents et nous nous invitons mutuellement de temps en temps. J’ai bien pris soin d’indiquer une plage horaire « de 16h00 à 18h00  » intégrant le fait que les petits feraient probablement la sieste.

carton invitation

Je misais un retour de réponses positives maximum de 5. Le succès a dépassé mes attentes. Finalement 8 enfants ont répondu présents au goûter, chacun accompagnés au minimum d’un parent. J’ai organisé des centaines d’événements dans une vie professionnelle antérieure et croyez moi, je n’ai jamais un tel  retour. Toutes les mamans étaient super enthousiastes à l’idée de ce goûter d’anniversaire et très fières que leur bambin soit invité, pour la plupart cela allait être une première.   Devant cet engouement populaire, la réalité m’a soudain sauté au visage: cela allait être un peu plus compliqué que le plan initial consistant à sortir le champagne et les petits fours. Cela allait même exiger un minimum d’organisation. Monologue intérieur : Mon dieu dans quoi je me suis lancée?!?!? Pourquoi j’ai toujours des idées de ce genre? Personne ne peut me faire entendre raison? Bon respire, l’organisation d’événements ça te connaît n’est -ce pas??? ( hum hum). Après avoir retrouvé mes esprits, il ne restait plus qu’à me mettre au travail, à J-10 j’étais LARGEEEE  je n’avais pas de temps à perdre .

Ne sachant rien faire de mes dix doigts (peut-être à part dessiner en toute modestie)  j’ai commandé toute la décoration sur internet sur un site spécialisé. J’ai opté pour le thème « les animaux de la forêt » trouvant ce thème bien approprié pour la tranche d’âge des enfants invités. L’avantage non négligeable de partir sur un thème pour une réfractaire du DIY comme moi c’est que tous les éléments de la décoration et des  arts de la table «  sont déclinés sur le thème en question, cela t’évite de courir à droite à gauche pour les réunir. C’est donc un gain de temps et d’énergie inestimable.  L’inconvénient c’est que ce n’est pas donné et évidemment le site te vend toute la panoplie. La vision cauchemardesque de découper des étoiles dans du carton avec trois marmots dans les jambes a suffi à me faire dégainer ma carte bancaire.( Je prévois un petit rendez vous avec mon banquier pour le début d’année prochaine, là je suis en plein achat de cadeaux de noël;-))

J’ai aussi réalisé qu’il faudrait prévoir quelques activités. Je comptais sortir quelques jouets et coloriages mais les enfants risquaient vite de s’ennuyer. Et miser sur le fait que les enfants jouent ensemble sagement relevait de la pure utopique. Encore fallait-il trouver des activités simples et ludiques adaptées pour eux. Lors d’un goûter d’anniversaire auquel ma fille ainée avait été invitée, je me suis souvenue que la pinata avait remporté un vif succès. J’en ai trouvé une en forme de tête de renard, pile dans le thème « animaux de la foret ». Nous avons ensuite pensé à une pêche aux canards, classique activité qui ne se démode pas. Je comptais improviser également un petit atelier déguisement et tatouages ayant trouvé des masques et des tatouages (éphémères je vous rassure).

Divertir les petits invités c’était bien encore fallait-il les nourrir. J’aime faire de la pâtisserie. En général pour les anniversaires ou autres occasions, j’ essaie de faire les gâteaux moi-même quitte à courir au Picard ou à la boulangerie au besoin (oui cela sent le vécu ;-)). J’avais prévu une liste de gâteaux assez conséquentes pour être sûre que les convives repartent le ventre plein.

Voila pour la logistique assez simple en somme.  Après il a fallu passer à la réalisation et évidemment quelques petits cailloux n’ont pas manqué de se mettre sur mon chemin ( sinon cela n’aurait pas été amusant voyons!)

J-3 jusqu’à J-1, j’ai reçu les principaux éléments de la décoration et les jeux d’activité. Gros accroc au plan, le vendredi la pêche aux canards commandée sur internet n’avait toujours pas été livrée. Malheur, une de mes activités principale allait tomber à l’eau, le canard allait boire la tasse c’était le cas de le dire.  Papa chéri a donc été appelé à la rescousse pour acheter une nouvelle pêche aux canards et trouver les petits gadgets pour remplir la pinata. Évidemment celle que j’avais commandé était vide, à ce prix elle aurait mérité d’être remplie de pièces d’or mais bon je m’égare revenons à mon rétroplanning . J-2 je suis allée faire les courses alimentaires. J-1 j’ai couru dans différents magasins pour les acheter les éléments manquants , oui genre j’ai commandé 20 gobelets et 3 paquets serviettes mais bon c’est bien connu les enfants (les miens en premier) mangent salement donc autant acheter un autre paquet de serviette.

J-1à 22h00 je me suis lancée dans la confection des gâteaux.  J’avoue que j’ai dû revoir mes ambitions à la baisse par manque de temps et par flegme aiguë. Il faut dire que la réalisation des biscuits en forme d’animaux avec les enfants l’après-midi avait quelque peu entamé mon énergie.

Le samedi matin nous étions loin d’être prêts. Une fois les enfants partis avec papa au marché histoire d’avoir le champ libre, je me suis attaquée à la décoration du gâteau d’anniversaire, un gâteau au chocolat en tête de loup. Au final le « méchant «  loup avait plus l’air d’un chaton inoffensif mais il avait plutôt une bonne tête avec ses yeux en pâte d’amande et ses moustaches mikado au lait. Après j’ai entrepris de ranger le salon, j’ai bien dû descendre et monter 100 fois au pas de course les escaliers pour transporter notre bazar aux étages inférieurs et supérieurs de notre « immense » demeure.

H-2 il était grand temps d’installer la décoration: ah ce grand moment de réjouissance mon activité favorite mon cauchemar absolu. Accrocher les étoiles au plafond  m’a fait suer à grandes gouttes. J’ai connu un grand moment de solitude quand j’ai ouvert le paquet contenant la guirlande « joyeux anniversaire ». Je pensais que la guirlande serait préalablement préparée avec le message approprié. A ma grande surprise toutes les lettres se sont échappées et j’ai dû composer moi-même le message. Cela n’a l’air de rien mais quand il faut retrouver les bonnes lettres parmi toutes celles de l’alphabet et autres signes en plusieurs exemplaires , cela ressemble fort à une galère insurmontable et vous vous prenez une sacré coup d’adrénaline. Surtout quand l’Amoureux se trompe ou oublie une lettre et vous êtes obligés de remonter toute la guirlande. J’étais prête à abandonner mais heureusement mon cher et tendre ne s’est pas démonté malgré mes cris de protestation et après bien des efforts la fameuse guirlande a enfin été accrochée. Petit rappel pour moi pour une prochaine fois : toujours vérifier la décoration avant le jour J. Juste pour moi le temps de revêtir mon habit de lumière (au grand étonnement de ma fille j’étais encore un pyjama à 16h00 qui n’a pas manqué de me le faire remarquer, euh oui « chérie j’organise une fête d’enfer à ton frère alors bon j’ai été un peu occupée là, j’ai zappé le lavage de dents ») et les premiers invités arrivaient.

Comme je le prévoyais, les parents ont papoté et bu une coupette de champagne. Les enfants ont joué dans le salon mais aussi dans les chambres, bref ils ont un peu retourné la maison. Pour le goûter notre gentil voisin a ramené une table basse et nous avons installé les enfants autour pour le goûter. Ils ont adoré les gâteaux et ont tout dévoré. L’estomac bien rempli ils se sont précipités sur les activités. La pêche aux canards avec seulement 2 cannes à pêche pour 8 enfants a tourné un peu à la pugilat, tous les enfants voulant y participer en même temps. Poser la baignoire au milieu du salon n’était pas ma meilleure idée. La pièce s’est vite transformée en étang et nous avons dû écourter les réjouissances. La pinata quant à elle a rencontré un immense succès. Les enfants se sont défoulés avec enthousiasme sur la pauvre tête, elle  n’a pas résisté à leurs assauts survoltés et s’est décrochée. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de faire l’atelier tatouages et la plupart des enfants n’ont pas voulu porter les masques, mes enfants en tête. A 18h00 les premiers parents ont donné le signal du départ. Les enfants sont repartis avec un petit sachet surprise. Après le départ, le salon semblait avoir été traversé par un tsunami . Après avoir passé autant de temps à décorer, il a fallu tout nettoyer et ce n’est que assez tard que nous avons enfin pu nous poser, épuisés après cette journée intense.

Alors vous vous demanderez chers lecteurs, si tout ça en valait-il la peine ? Et bien la réponse est un grand oui. Certes organiser ce goûter nous a demandé beaucoup d’énergie, tout ne s’est pas déroulé exactement comme prévu initialement, mais voir la joie de notre petit garçon souffler ses bougies entouré de ses petits copains a balayé tout ça. C’était si touchant de voir son petit visage rayonnant quand tout le monde lui a chanté «  joyeux anniversaire ». Je garderai longtemps cette image dans mon cœur. L’organisation n’était pas parfaite mais tout le monde est reparti content. Je ne sais pas encore si dans les prochaines années je vais me transformer  en mère hyper organisée préparant deux mois à l’avance l’anniversaire de sa progéniture ou au contraire ne plus rien faire jusqu’à ces 18 ans par manque d’énergie. Il sera toujours temps de faire selon mes envies. Tout ce que je sais c’est que pour cette année ce goûter d’anniversaire était une sacrée bonne idée. Il a fait très plaisir à mon petit garçon et pour une maman aussi imparfaite soit-elle c’est tout ce qui compte.

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