Mes vœux pour 2018

Chers lecteurs,

Je vous ai quittés fin 2017 « légèrement » sous l’eau en plein dans les préparatifs des fêtes tout en gérant des enfants malades à tour de rôle. J’avais « promis » de revenir très vite sur le blog pleine de joie et d’allégresse après un break plus que nécessaire. Et puis dans la vraie vie cela se passe rarement comme on le prévoit. Je pressentais que les fêtes seraient tout sauf reposantes. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’en plus du joli programme de traverser la France et parcourir environ 2000 kilomètres cumulés en une semaine, la grippe a joué les trouble-fête et nous a frappé de plein fouet, mon compagnon et moi.  Soyons honnêtes, nous ne garderons pas un souvenir impérissable du premier noël avec notre petite Faustine.  Notre état de santé ne nous a pas permis de profiter pleinement des fêtes avec nos familles.

Alors oui j’ai survécu au passage à la nouvelle année mais tout juste. Pour le réveillon du 31 décembre, après une coupette de champagne entre deux antibiotiques, nous étions au lit avant même le compte à rebours de minuit et ce soir-là je ne pouvais pas penser à un meilleur programme. Pour résumer j’avais fini 2017 sur les rotules, j’ai commencé 2018 à plat. Début janvier le moindre geste me demandait un effort considérable: je devais m’arracher du matelas ou du canapé pour assurer le quotidien avec les enfants. Heureusement l’énergie est revenue tout doucement. Mi-janvier j’ai enfin pu reprendre mes activités et mes projets et comme à l’habitude les jours ont défilé à toute allure. Seulement maintenant, alors que ce long mois pluvieux de janvier s’achève ce soir, je trouve le temps de venir « papoter » sur le blog.

Le mois de janvier est souvent propice aux bonnes résolutions. Beaucoup de personnes  se fixent des objectifs plus ou moins ambitieux en début d’année. Pour ma part, je préfère me livrer à une petite introspection. J’aime dresser un petit bilan de l’année écoulée puis formuler mes souhaits pour les mois à venir.  Si vous voulez bien, chers lecteurs, je vais vous livrer les fruits de ma réflexion.

2017 a été une année riche et intense pour toute notre famille. Entre la recherche et l’achat d’une maison, l’organisation du déménagement et l’emménagement, ma grossesse, deux beaux voyages à l’étranger, l’arrivée de notre petite Faustine,  l’agrandissement de notre famille, l’adaptation dans notre nouvelle ville, nous ne nous sommes pas ennuyés. Nous avons eu la chance de vivre beaucoup d’événements heureux. Je crois que la rencontre de Faustine avec son frère et sa sœur à la maternité restera l’un des plus beaux moments de ma vie, un état de bonheur intense et parfait.

Personnellement, je pense qu’en 2017 j’ai définitivement franchi un cap. Jusque là j’étais bloquée par mon perfectionnisme, mes peurs, dans l’attente des conditions idéales pour lancer un projet dont je n’avais aucune idée. En 2017 j’ai composé avec mes « contraintes «  et me suis enfin lancée. J’ai écrit un article, je me suis brièvement présentée dans l’à- propos, fais un dessin en couverture puis j’ai appuyé fébrile sur le bouton « publier » : mon blog venait de naitre.  Avec le recul je crois que j’avais ce projet au fond de moi depuis des années mais face aux circonstances de la vie, ne me sentant pas légitime, je l’avais refoulé. Et puis contre toute attente, en 2017, malgré des circonstances pas très favorables, j’ai sauté le pas.  Je sentais qu’il était temps d’oser, que je ne pouvais plus reculer. Depuis d’autres articles et illustrations sont venus nourrir ce blog qui grandit doucement mais sûrement. Accepter de livrer au jugement extérieur mes petites productions imparfaites  a été une étape décisive dont je ne sentais pas capable auparavant. Je me sens depuis comme libérée d’un poids: je suis enfin dans l’action, le concret.  Bien sûr je ne suis pas seule responsable de ce déclic.  Une personne en tête et tout un  groupe de personnes bienveillantes  y ont grandement contribué en m’accompagnant tout au long de ce cheminement. J’en profite d’ailleurs pour les remercier.

Alors après une telle année que puis-je attendre de 2018?

Déjà  » qu’on me donne l’envie »comme le chantait notre Johnny national ( RIP).  Si j’ai l’envie, j’oserai encore.  Je continuerai d’avancer, d’entreprendre. Portée par l’envie, j’arriverai à faire taire mes doutes,  lutter contre mes états d’âme qui me pousseraient à m’enfouir sous la couette si je n’y prenais garde. Et j’espère que l’envie appellera l’inspiration, la créativité, l’énergie, les idées. Oui que l’envie soit mon moteur en 2018.

Ensuite la persévérance va m’être nécessaire pour avancer sur ce chemin encore long, 2018 sera une année charnière pour la concrétisation de certains objectifs notamment pour terminer ma formation en illustration,  mon autre grand projet en dehors du blog.

Enfin que 2018 m’apporte de la sérénité. Me connaissant c’est loin d’être gagné mais déjà si je pouvais me poser moins de questions et me laisser moins atteindre par les jugements extérieurs, ce serait un grand pas.

Côté personnel pas de grands projets prévus cette année. J’avoue que je sentais au début comme une espèce de vide, mais finalement après 3 années très mouvementées,  j’aspire à plus de calme 🙂 J’espère que nous serons épargnés par les épreuves et que nous profiterons de notre vie de famille à 5 dans notre nouvelle maison. Quelques projets de weekend commencent doucement à se mettre en place. J’aimerais bien également décorer notre nid douillet  mais là encore pas d’objectifs irréalisables: un  espace de travail optimisé pour dessiner et écrire serait top mais si déjà nous installons les luminaires cette année ce sera une victoire 😉 . « Oui c’est peut être un détail pour vous mais pour moi cela veut dire beaucoup 😉 (j’espère que votre culture musicale vous permettra de reconnaitre cet autre clin d’œil)

Côté projets, j’espère m’exprimer de mieux en mieux par le dessin et continuer à déposer mes petites histoires et illustrations par ici.  Ce blog même s’ il est très prenant en temps, et se fait parfois souvent au détriment d’autres choses notamment ma formation, reste ma bulle d’oxygène. Un de mes souhaits est de lui donner un look un peu plus « sexy » . J’aimerais aussi l’alimenter plus régulièrement, proposer des formats d’articles plus courts et surtout y publier de plus en plus de dessins. Et qui sait peut-être que vous serez de plus en plus nombreux à venir me rendre visite ici en 2018 ? S’ il est vrai que c’est avant tout un espace personnel d’expression,  j’y verrai un bel encouragement si son audience progresse cette année.

Mais comme d’habitude  je « parle » trop. Il est grand temps de vous dévoiler mes premières illustrations de l’année.  Évidemment la ressemblance de ces petits personnages avec mes enfants n’est pas du tout fortuite :-)) En  les observant dans leurs jeux quotidiens, ces petits mantras me sont venus.  Et plus que jamais en ce début d’année, j’ai conscience que  ce sont mes enfants, avec leur joie de vie et leur innocence qui sont ma force et me donnent des leçons de vie. Et qui m’inspirent ma seule certitude en ce début d’année : « écoute l’enfant qui sommeille en toi, amuse-toi et tout ira bien ».

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Sur ces paroles de « grande sagesse », Il est grand temps pour moi, en cette soirée du 31 janvier  2018, de vous souhaiter chers lecteurs une très belle année 2018 : qu’elle vous apporte tout ce que votre âme d’enfant désire et plus encore.

Si ces quelques lignes vous inspirent ou vous  souhaitez partager vos espoirs pour 2018, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire:  rien ne pourra me faire plus plaisir que de venir « papoter » avec vous.

A très bientôt.

Fabi

 

illustration voeux 2018 cocotte finale

La magie de Décembre

Voilà déjà quelques semaines que la magie la folie de Noël a touché frappé notre foyer. Ah ce joli mois de décembre, rempli d’excitation à l’approche des fêtes qui nous fait (presque) tout oublier : le froid, les journées trop courtes, la fatigue, les mauvaises nouvelles du journal télévisé. Un espèce de trêve dans ce monde qui ne tourne pas toujours très rond. Et puis cette période est tellement chouette avec des enfants. Voir leurs petits yeux qui pétillent en voyant les illuminations ou leur joie à découvrir la petite surprise du calendrier de l’avent quoi de plus touchant pour les parents? Et on en parle de leur fierté de décorer le sapin?

Moi aussi je l’aime cette époque de l’année. Cependant je l’avoue :  à J-3 du passage du bonhomme à la barbe blanche, c’est avec un certain soulagement que j’ai lancé cet après-midi ma dernière fournée en quantité industrielle de scones et de gaufres pour le tea time de l’école de ma fille. Ils ont eu un succès fou et ont disparu en quelques minutes comme le reste du buffet d’ailleurs. Il faut dire qu’après le spectacle enchanteresque  donné par les enfants qui ont entonné avec  enthousiasme ( et quelques fausses notes) de jolis chants de noël, tous les parents présents étaient enclins à avaler des mets sucrés en un temps record.

Avant ce 22 décembre il y avait eu à organiser le calendrier de l’avent, la Saint Nicolas, le décoration du sapin, l’achat des cadeaux, et j’en passe .  La to-do-list serait trop longue.  En cette période de l’année, les différents cabinets ministériels sont certainement moins débordées que les mamans.

Fait nouveau pour moi, depuis l’entrée à l’école de ma fille, les sollicitations cette année sont multiples voir incessantes. L’année dernière nous étions invités au goûter de noël de la crèche point. Cette année un jour c’était le noël de la section sportive, le lendemain le goûter de l’association où les enfants font des activités, le jour suivant la fête de l’école. Et évidemment pas question d’arriver les mains vides surtout pour une maman au foyer comme moi ( qui me coule douce toute la journée puisque je ne travaille pas).  Paroles entendues par une  personne existante dans la vraie vie sans trucage ni doublage : « pour demain les mamans à la maison vous avons le temps de nous ramener un gâteau maison ». Vous le faites  « de bon cœur  » mais bon ces derniers jours le sentiment d’avoir été enrôlée dans la brigade du père Noël et m’être transformée en un de ces lutins est devenu de plus en plus fort.

Surtout que les lutins eux, ils n’ont pas à gérer des enfants en bas âge qui ont la bonne idée de tomber successivement, séparément, ensemble malades.  Ou encore  faire face aux imprévus de dernière minute.  Voir aux mystères les plus improbables comme le colis contenant la majorité des cadeaux commandés sur internet volatilisé dans la nature ( tout de même livré et réceptionné avec signature ) et qui réapparait comme par enchantement alors qu’on n’y croyait plus. Peut être que les miracles de noël existent vraiment alors…

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En tout cas l’année prochaine c’est décidé : je commence les préparatifs au mois de septembre. Après tout  je n’ai rien inventé. Je me calerai  sur le rythme des magasins qui sortent chocolats et jouets 3 mois à l’avance. Cela m’évitera de  bricoler en panique un calendrier de l’avent le 30 novembre au soir et rassembler assez d’enveloppes et sachets pour les 9 premiers jours . Et donc devoir me remettre au boulot le 9 décembre au soir pour arriver jusqu’au 24/12 ( pourquoi le mois de décembre est interminable?). Heureusement  mes enfants  ayant encore peu de notion du temps et ne connaissant pas le nombre de jours jusqu’à noël il était encore facile de les duper. Mon fils a  même trouvé mon calendrier je cite « trop trop joli ». Ils ont aimé  découvrir leurs petites surprises ou activités du jour.  Cependant cette naïveté sera de courte durée. Fort à parier que dans un an ils seront capables de compter au delà de 20 et alors l’approximation ne pourra plus être de mise. Oui il va falloir que je m’organise. Grande résolution en avance :  l’anticipation sera le maître mot pour noël 2018 . D’ailleurs j’anticipe et je vais peut être me réserver un biller d’avion pour partir dans un pays exotique. Et échapper à toute cette frénésie…

Bon le rêve ce sera pour plus tard, ce n’est pas tout il me reste quelques valises à boucler. A défaut d’une destination dans un pays chaud, la réalité qui nous attend pour ce noël 2017 ce sont de longs trajets en voiture pour se partager entre les deux familles, la mienne et celle de mon Amoureux. Et oui la rançon de la gloire ou quand le fait d’avoir des enfants rend votre présence recommandée obligatoire lors des fêtes de fin d’année.

 

voiture blog

 

Petite pause sur le blog le temps pour moi de festoyer dignement et je reviens pleine de joie et d’allégresse pour la nouvelle année.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes, des moments merveilleux en famille ( je me moque  mais rien ne vaut la famille), des cadeaux fabuleux et des repas somptueux.

A très bientôt

Fabi

joyeuses fêtes blog

 

Le goûter d’anniversaire

Un soir, bien au chaud sous ma couette j’ai soudain éclaté de rire à la lecture de la page de mon livre. Quel était donc ce livre qui me faisait rire ainsi ? Et bien je lisais « la mère parfaite est une mytho » qu’une de mes amies m’avait recommandé pour me détendre et essayer de relativiser mes propres expériences pas toujours si faciles de la maternité. Le livre est en effet assez divertissant mais un passage en particulier m’a amusé. L’auteur pose quelques questions pour déterminer quelle mère imparfaite vous êtes. La deuxième question s’intitule ainsi «  c’est l’anniversaire de votre enfant et vous avez décidé de le fêter dignement », plusieurs réactions sont alors possibles.

Je ne vous dirais pas dans quel profil je me suis reconnue mais cela m’a donné très envie de vous raconter ma propre expérience concernant les anniversaires d’enfants. Cela tombe bien :  mon fiston adoré a eu 2 ans il y a quelques semaines. Après mon petit récit je vous laisserai juge de me ranger dans le profil approprié si cela vous amuse.

Pour célébrer dignement les 2 ans de mon petit Timothée, en mère imparfaite, j’ai eu l’idée parfaite : lui organiser un goûter d’anniversaire. Inviter donc chez nous un groupe d’enfants âgés de 2 ans forcément accompagnés de leurs parents (vous imaginez les parents indignes qui laissent leurs marmots en bas âge pendant 2 heures chez une presque parfaite inconnue?).

Quelles étaient donc mes motivations profondes pour me lancer dans une telle aventure ? Après tout on peut se dire qu’organiser un fête d’anniversaire à un enfant si petit qui ne s’en souviendra pas de toute façon n’était pas très raisonnable. Arrivés il y a quelques mois dans notre nouvelle ville, j’ai pensé qu’organiser une petite fête, au delà de faire plaisir à mon fils, serait la parfaite occasion de rencontrer de nouvelles personnes. Au départ, je l’avoue, je voyais cette charmante petite fête en mode «décontracté« : nous les parents faisant connaissance en sirotant une petite coupette de champagne et nos charmantes têtes blondes (ou brunes) jouant tranquillement tous ensemble et nouant ainsi des liens d’amitié pour la vie.

Pleine d’élan et d’allégresse devant cette vision idyllique, j’ai donc créé les petits cartons d’invitation et les ai distribués aux mamans de quelques petits copains de la crèche que nous côtoyons aussi au cours du musique. J’ai quand même eu la présence d’esprit de ne pas distribuer les invitations à tout la section de la crèche. Nous avons également invité nos petits voisins âgés de 6 ans qui aiment jouer avec nos enfants malgré la différence d’âge et un autre petit garçon qui était l’année dernière avec mes enfants, nous connaissons ses parents et nous nous invitons mutuellement de temps en temps. J’ai bien pris soin d’indiquer une plage horaire « de 16h00 à 18h00  » intégrant le fait que les petits feraient probablement la sieste.

carton invitation

Je misais un retour de réponses positives maximum de 5. Le succès a dépassé mes attentes. Finalement 8 enfants ont répondu présents au goûter, chacun accompagnés au minimum d’un parent. J’ai organisé des centaines d’événements dans une vie professionnelle antérieure et croyez moi, je n’ai jamais un tel  retour. Toutes les mamans étaient super enthousiastes à l’idée de ce goûter d’anniversaire et très fières que leur bambin soit invité, pour la plupart cela allait être une première.   Devant cet engouement populaire, la réalité m’a soudain sauté au visage: cela allait être un peu plus compliqué que le plan initial consistant à sortir le champagne et les petits fours. Cela allait même exiger un minimum d’organisation. Monologue intérieur : Mon dieu dans quoi je me suis lancée?!?!? Pourquoi j’ai toujours des idées de ce genre? Personne ne peut me faire entendre raison? Bon respire, l’organisation d’événements ça te connaît n’est -ce pas??? ( hum hum). Après avoir retrouvé mes esprits, il ne restait plus qu’à me mettre au travail, à J-10 j’étais LARGEEEE  je n’avais pas de temps à perdre .

Ne sachant rien faire de mes dix doigts (peut-être à part dessiner en toute modestie)  j’ai commandé toute la décoration sur internet sur un site spécialisé. J’ai opté pour le thème « les animaux de la forêt » trouvant ce thème bien approprié pour la tranche d’âge des enfants invités. L’avantage non négligeable de partir sur un thème pour une réfractaire du DIY comme moi c’est que tous les éléments de la décoration et des  arts de la table «  sont déclinés sur le thème en question, cela t’évite de courir à droite à gauche pour les réunir. C’est donc un gain de temps et d’énergie inestimable.  L’inconvénient c’est que ce n’est pas donné et évidemment le site te vend toute la panoplie. La vision cauchemardesque de découper des étoiles dans du carton avec trois marmots dans les jambes a suffi à me faire dégainer ma carte bancaire.( Je prévois un petit rendez vous avec mon banquier pour le début d’année prochaine, là je suis en plein achat de cadeaux de noël;-))

J’ai aussi réalisé qu’il faudrait prévoir quelques activités. Je comptais sortir quelques jouets et coloriages mais les enfants risquaient vite de s’ennuyer. Et miser sur le fait que les enfants jouent ensemble sagement relevait de la pure utopique. Encore fallait-il trouver des activités simples et ludiques adaptées pour eux. Lors d’un goûter d’anniversaire auquel ma fille ainée avait été invitée, je me suis souvenue que la pinata avait remporté un vif succès. J’en ai trouvé une en forme de tête de renard, pile dans le thème « animaux de la foret ». Nous avons ensuite pensé à une pêche aux canards, classique activité qui ne se démode pas. Je comptais improviser également un petit atelier déguisement et tatouages ayant trouvé des masques et des tatouages (éphémères je vous rassure).

Divertir les petits invités c’était bien encore fallait-il les nourrir. J’aime faire de la pâtisserie. En général pour les anniversaires ou autres occasions, j’ essaie de faire les gâteaux moi-même quitte à courir au Picard ou à la boulangerie au besoin (oui cela sent le vécu ;-)). J’avais prévu une liste de gâteaux assez conséquentes pour être sûre que les convives repartent le ventre plein.

Voila pour la logistique assez simple en somme.  Après il a fallu passer à la réalisation et évidemment quelques petits cailloux n’ont pas manqué de se mettre sur mon chemin ( sinon cela n’aurait pas été amusant voyons!)

J-3 jusqu’à J-1, j’ai reçu les principaux éléments de la décoration et les jeux d’activité. Gros accroc au plan, le vendredi la pêche aux canards commandée sur internet n’avait toujours pas été livrée. Malheur, une de mes activités principale allait tomber à l’eau, le canard allait boire la tasse c’était le cas de le dire.  Papa chéri a donc été appelé à la rescousse pour acheter une nouvelle pêche aux canards et trouver les petits gadgets pour remplir la pinata. Évidemment celle que j’avais commandé était vide, à ce prix elle aurait mérité d’être remplie de pièces d’or mais bon je m’égare revenons à mon rétroplanning . J-2 je suis allée faire les courses alimentaires. J-1 j’ai couru dans différents magasins pour les acheter les éléments manquants , oui genre j’ai commandé 20 gobelets et 3 paquets serviettes mais bon c’est bien connu les enfants (les miens en premier) mangent salement donc autant acheter un autre paquet de serviette.

J-1à 22h00 je me suis lancée dans la confection des gâteaux.  J’avoue que j’ai dû revoir mes ambitions à la baisse par manque de temps et par flegme aiguë. Il faut dire que la réalisation des biscuits en forme d’animaux avec les enfants l’après-midi avait quelque peu entamé mon énergie.

Le samedi matin nous étions loin d’être prêts. Une fois les enfants partis avec papa au marché histoire d’avoir le champ libre, je me suis attaquée à la décoration du gâteau d’anniversaire, un gâteau au chocolat en tête de loup. Au final le « méchant «  loup avait plus l’air d’un chaton inoffensif mais il avait plutôt une bonne tête avec ses yeux en pâte d’amande et ses moustaches mikado au lait. Après j’ai entrepris de ranger le salon, j’ai bien dû descendre et monter 100 fois au pas de course les escaliers pour transporter notre bazar aux étages inférieurs et supérieurs de notre « immense » demeure.

H-2 il était grand temps d’installer la décoration: ah ce grand moment de réjouissance mon activité favorite mon cauchemar absolu. Accrocher les étoiles au plafond  m’a fait suer à grandes gouttes. J’ai connu un grand moment de solitude quand j’ai ouvert le paquet contenant la guirlande « joyeux anniversaire ». Je pensais que la guirlande serait préalablement préparée avec le message approprié. A ma grande surprise toutes les lettres se sont échappées et j’ai dû composer moi-même le message. Cela n’a l’air de rien mais quand il faut retrouver les bonnes lettres parmi toutes celles de l’alphabet et autres signes en plusieurs exemplaires , cela ressemble fort à une galère insurmontable et vous vous prenez une sacré coup d’adrénaline. Surtout quand l’Amoureux se trompe ou oublie une lettre et vous êtes obligés de remonter toute la guirlande. J’étais prête à abandonner mais heureusement mon cher et tendre ne s’est pas démonté malgré mes cris de protestation et après bien des efforts la fameuse guirlande a enfin été accrochée. Petit rappel pour moi pour une prochaine fois : toujours vérifier la décoration avant le jour J. Juste pour moi le temps de revêtir mon habit de lumière (au grand étonnement de ma fille j’étais encore un pyjama à 16h00 qui n’a pas manqué de me le faire remarquer, euh oui « chérie j’organise une fête d’enfer à ton frère alors bon j’ai été un peu occupée là, j’ai zappé le lavage de dents ») et les premiers invités arrivaient.

Comme je le prévoyais, les parents ont papoté et bu une coupette de champagne. Les enfants ont joué dans le salon mais aussi dans les chambres, bref ils ont un peu retourné la maison. Pour le goûter notre gentil voisin a ramené une table basse et nous avons installé les enfants autour pour le goûter. Ils ont adoré les gâteaux et ont tout dévoré. L’estomac bien rempli ils se sont précipités sur les activités. La pêche aux canards avec seulement 2 cannes à pêche pour 8 enfants a tourné un peu à la pugilat, tous les enfants voulant y participer en même temps. Poser la baignoire au milieu du salon n’était pas ma meilleure idée. La pièce s’est vite transformée en étang et nous avons dû écourter les réjouissances. La pinata quant à elle a rencontré un immense succès. Les enfants se sont défoulés avec enthousiasme sur la pauvre tête, elle  n’a pas résisté à leurs assauts survoltés et s’est décrochée. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de faire l’atelier tatouages et la plupart des enfants n’ont pas voulu porter les masques, mes enfants en tête. A 18h00 les premiers parents ont donné le signal du départ. Les enfants sont repartis avec un petit sachet surprise. Après le départ, le salon semblait avoir été traversé par un tsunami . Après avoir passé autant de temps à décorer, il a fallu tout nettoyer et ce n’est que assez tard que nous avons enfin pu nous poser, épuisés après cette journée intense.

Alors vous vous demanderez chers lecteurs, si tout ça en valait-il la peine ? Et bien la réponse est un grand oui. Certes organiser ce goûter nous a demandé beaucoup d’énergie, tout ne s’est pas déroulé exactement comme prévu initialement, mais voir la joie de notre petit garçon souffler ses bougies entouré de ses petits copains a balayé tout ça. C’était si touchant de voir son petit visage rayonnant quand tout le monde lui a chanté «  joyeux anniversaire ». Je garderai longtemps cette image dans mon cœur. L’organisation n’était pas parfaite mais tout le monde est reparti content. Je ne sais pas encore si dans les prochaines années je vais me transformer  en mère hyper organisée préparant deux mois à l’avance l’anniversaire de sa progéniture ou au contraire ne plus rien faire jusqu’à ces 18 ans par manque d’énergie. Il sera toujours temps de faire selon mes envies. Tout ce que je sais c’est que pour cette année ce goûter d’anniversaire était une sacrée bonne idée. Il a fait très plaisir à mon petit garçon et pour une maman aussi imparfaite soit-elle c’est tout ce qui compte.

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il était il y a 3 mois une petite fée….

3 mois ma petite fée que tu as déboulé dans nos vies.

Tu es déjà si grande. Tu pèses désormais 5,8 kg et mesure 63 cm : une vraie géante à l’échelle des bébés. Ces dernières semaines tu as fait tellement de progrès. Le nouveau né que tu étais il y a encore peu, est désormais loin.

Te raconter que ces 3 derniers mois ont été un long fleuve tranquille serait très éloigné de la réalité.

Trop vite, après seulement 2 jours passés à faire connaissance à la maternité, nous avons dû quitter notre petit cocon et retrouver le monde extérieur. Dès le seuil de la maison franchi, deux petites tornades en manque des bras de leur maman m’ont sauté dessus et ont sonné le glas de notre parenthèse enchantée. Tout de suite il a fallu replonger dans le quotidien trépidant d’une maman de 3 enfants en bas âge :préparer la rentrée de ta sœur en petite section, organiser son anniversaire, faire l’adaptation de ton frère à sa nouvelle crèche, les accompagner à leurs activités, répondre au mieux à leurs besoins et leurs sollicitations incessantes. Bref tout comme avant avec en plus un nouveau né à prendre soin. Souvent tu aimerais appuyer sur le bouton pause mais malheureusement la télécommande a été égarée. Tes douleurs physiques post accouchements ou ta fatigue tu les oublies. Tu serres les dents et tu fais face, pas le choix. Je t’avoue que parfois, lorsque l’impression d’être totalement dépassée était trop forte, je n’ai pu retenir quelques larmes, si possible à l’abri des regards.

Trop souvent j’ai du te poser dans ton transat pour m’occuper de tes aînés encore si petits et loin d’être autonomes. Plus que de raison j’ai du te réveiller, te glisser à la va-vite dans ton porte bébé, quitter précipitamment la maison , marcher au pas de course pour déposer ton frère à la crèche ou récupérer ta sœur à l’école. Arrivée rouge écarlate, le souffle court et encore se prendre se prendre une réflexion parce que tu arrives 3 minutes en retard. Oui petite fée, dans nos sociétés occidentales dites modernes, la compassion est trop souvent en rupture de stock, la bienveillance non disponible en rayon. L’indifférence elle est en promo et certains jours il y a même 50 % de rabais sur les jugements en emporte pièce.

Oui petite fée, la vie n’est pas toujours tendre mais tu sais quoi ta maman en est aussi un peu responsable. Elle rêve d’être chouchoutée mais est souvent incapable de demander de l’aide. Elle veut toujours donner le change. Là encore elle a voulu prouver ( à qui d’ailleurs?) qu’elle pouvait être sur tous les fronts et tout gérer. Le premier mois elle était sur un petit nuage, pleine d’ énergie mais assez vite à ce rythme effréné elle s’est épuisée, mentalement surtout. Elle commence doucement à remonter à la surface et accepter que la réalité n’est pas toujours à la hauteur de ses ambitions. La vie à 5 demande évidemment des ajustements permanents.

Tu es mon 3ème enfant et la maternité n’est pas quelque chose de nouveau pour moi mais tout comme tes aînés tu as transformé ma vie à ta manière. Avant toi, j’avais le sentiment de mettre oubliée depuis des mois au milieu des couches et des biberons et ruminais ma frustration qui finissait toujours par ressortir d’une manière ou d’une autre. Tes ainés en ont été fait les frais… J’avais envie de changement mais étais incapable de dépasser le stade de la réflexion. Déjà quand tu étais une petite cacahuète au creux de moi, tu m’as insufflé ton énergie.  Depuis que tu es là, tu me donnes des ailes, tu m’inspires, grâce à toi j’ose enfin. Créer, livrer mes textes et mes dessins sur un blog au jugement extérieur alors que je les juge si imparfaits est une étape énorme pour moi que je ne m’imaginais pas capable de franchir. Je ne sais pas trop où cela va me mener , mais j’ai besoin d’entreprendre et je sais que quelque part j’avance à ma manière. Certains diront que c’est de l’égoïsme de laisser libre cours à mes aspirations alors que tu es si petite mais j’essaie juste de me trouver et espère devenir une maman plus épanouie pour vous trois.

Bien sûr souvent ( tout le temps) je doute de moi et ne me sens pas à la hauteur. Loin d’être la wonder mum des réseaux sociaux qui mène sa carrière et sa vie privée tambour battant, j’ai souvent l’impression que je n’en fais jamais assez et que de toute façon le peu que j’arrive à faire n’est pas reconnu ou aussitôt balayé.

N’ayant malheureusement pas le don d’ubiquité, je culpabilise souvent de ne pas pouvoir te consacrer assez de temps. J’essaie alors de te transmettre tout ma tendresse dans tous les petits gestes du quotidien. Heureusement te voir aussi sereine et calme me rassure. Chez nous le chaos règne, l’organisation est bancale mais finalement c’est ça la vie, la vraie. C’est le lot des petits troisièmes que de vivre dans le bruit et l’agitation causés par les plus grands. A la maison ça crie, ça pleure, ça se chamaille mais ça rit aussi et le plus important l’amour est omniprésent. Tes frères et sœurs te couvrent de câlins et de bisous. Ils jouent les petits pitres rien que pour te faire sourire, tu es d’ailleurs bon public et ne te fais pas priée.   Tes parents ne cessent de t’admirer et s’émerveiller car très loin d’être blasés, ils mesurent encore plus avec toi l’immense cadeau que la vie leur a fait. Tu reçois toute cette dose d’amour et la fait rejaillir sur chacun de nous au centuple. Petite poupée au teint de porcelaine tu es si douce et tu rends notre vie plus belle.

Pendant ces 3 mois je l’avoue j’ai eu parfois des envies de tout plaquer, de te prendre sous le bras et partir loin des contraintes trop lourdes du quotidien mais je retiendrais surtout nos moments si magiques, si précieux: nos échanges de sourire, nos regards qui plongent l’un dans l’autre, tes petits doigts qui se serrent sur le mien, ton petit corps chaud contre mon cœur dans ta poche kangourou, mon nez enfoui dans ton petit cou qui hume ton odeur de petit bébé. Le temps est alors comme suspendu et j’oublie tout.

Alors pour ces 3 mois de bonheur intense je te dis merci ma fée, ma Faustine, ma fille.

dessin 3 mois

 

 

 

Mon petit bonhomme

Mon petit bonhomme, tu es arrivé lors d’une froide nuit de Novembre, quatre jours après que la terreur ait envahi notre pays. Il faisait si sombre dans nos cœurs. De l’autre côté de la manche, nous nous sentions si impuissants et meurtris. Comme bon nombre de personnes de par le monde j’ai posé ma petite bougie sur le rebord de notre fenêtre, petit geste dérisoire pour témoigner de ma solidarité. Puis égoïstement je me suis réfugiée dans ma bulle. La mort avait frappé et moi je m’apprêtais à donner la vie. “Quel monde allait-on pouvoir t’offrir, à toi et ta sœur, un monde incertain où la folie de certains individus peut frapper partout, n’importe qui , à n’importe quel moment? Comment vous protéger ? “ai-je pensé désespérée.

Le jour du terme était dépassé. Peut-être voulais-tu rester dans ton cocon de douceur? Peut-être sentais-tu aussi que je n’étais pas prête? Tu étais désiré bien sûr mais tu t’es installé au creux de moi plus tôt que prévu. J’avoue que même quelques heures avant ton arrivée je ne réalisais pas que je m’apprêtais au monde un deuxième enfant, si peu de temps après notre merveille. Elle m’avait laissé si peu de temps de savourer cette grossesse, elle-même un bébé si demandeur de moi.

Finalement quand tu t’es décidé, tu as voulu sortir très vite. Tu nous as tout juste laissé le temps de regarder ce match de football si particulier et nous avons du filer très vite à l’hôpital. Je suis allée directement en salle de naissance et à peine 1 heure plus tard tu as poussé ton premier cri. J’étais épuisée après cet accouchement si rapide, si violent. La sage femme t’a posé sur moi et soudain le monde n’existait plus. Cela a été le coup de foudre au premier regard. Tu étais si beau, si parfait, mon petit bonhomme. Mon premier garçon, le premier depuis 35 ans dans cette famille où les filles tiennent avec fierté le premier rôle. Je n’avais de cesse de t’admirer. Tu étais si calme et si paisible. Tu as mis une semaine avant d’ouvrir les yeux.

Et aujourd’hui tu es déjà si grand mon petit bonhomme. Le bébé dodu et câlin est devenu un vrai petit garçon tendre et rieur. Tu adores chanter, notamment ta chanson favorite «  the wheels on the bus » que tu écoutes en boucle ( je ne la supporte plus à force de l’entendre). Tu imites les moindres gestes de ta grande sœur ; vous ne cessez de vous disputer mais ne pouvez vous passer l’un de l’autre. Tu t’émerveilles de tout. Tu poses sur le monde ton regard interrogateur et aimes observer avant de te lancer et aller vers les gens. Tu as une passion pour tout ce qui roule et vole. Tu es en transe dès que tu vois un train et rien ne peut te faire plus plaisir que d’aller près de la voie ferrée les regarder passer. Plaisirs simples d’une enfance innocente. Parfois j’appréhende le moment quand regarder les trains ne t’amuseront plus.

C’est compliqué pour toi en ce moment mon petit bonhomme. Tu es devenu grand frère et tu cherches ta place. Tu te fâches, tu cries, tu mords, tu tapes . Tes émotions débordent de partout et pour l’instant tu n’arrives pas à les exprimer autrement. Nous essayons de t’expliquer, parfois ça marche, souvent cela ne marche pas. Alors nous te mettons au coin ou tu y vas par toi même. Pour toi cela semble si injuste, tes larmes coulent, mon cœur se serre en t’observant. Heureusement cela ne dure jamais longtemps. Vite j’ouvre mes bras et tu te réfugies dedans, me fais un câlin puis tu souris et la magie de ton sourire irrésistible opère.

Avant toi quand j’entendais les mamans de garçon dire «  je suis amoureuse de mon fils » je trouvais ça exagéré. Maintenant je comprends. Je l’avoue, j’ai une tendresse particulière pour toi mon fils. Tu es et resteras probablement mon seul garçon et cela te rend encore plus précieux.  Il suffit que tu poses sur moi tes grands yeux bleu azur et je fonds. Notre amour est si beau et simple à la fois.

Et demain quel homme  deviendras- tu mon petit bonhomme ? En te regardant, je le perçois déjà. Un homme bon et généreux, doux et intelligent, respectueux des femmes ( en grandissant avec deux sœurs pas le choix). Ne grandis pas trop vite tout de même, je ne suis pas prête du tout à te partager, si je le deviens un jour..

Nous voulions te protéger, mais c’est toi qui nous protège mon petit bonhomme par ta joie de vivre. Novembre est le mois du souvenir, mais grâce à toi il est aussi à jamais le mois de la vie et de l’espoir. Il y a 2 ans, notre petit bonhomme merveilleux, notre soleil dans cette nuit noire venait au monde, un futur homme de demain . Et avec lui des milliers de petits garçons tout aussi merveilleux, qui partageront bientôt les mêmes valeurs de respect et rendront ainsi le monde plus juste, plus beau, plus égalitaire.

Bon anniversaire mon fils chéri.

Ta maman qui t’aime.

dessin tim anniversaire

 

Ce 22 août

J’ai écrit ces quelques lignes le 23 août, soit le lendemain de la date indiquée en titre d’où le caractère spontané de l’écriture. Bien sûr j’ai par la suite  structuré cet article mais je n’ai pas voulu trop le retoucher car il transmet mes émotions sans filtre.  L’illustration qui l’accompagne  s’est très vite installée dans ma tête  mais bien sûr la réaliser a demandé du temps.

J’ai hésité à publier cet article car même si ce blog est très confidentiel, il est bien évident que tout ce qu’on met sur internet devient public. Après ce blog est en quelque sorte ma petite bulle à moi et  je n’ai pas envie de m’auto-censurer . Si quelqu’un lit cet article, j’espère qu’il éprouvera de la bienveillance et peut être y trouvera un peu d’espoir s’il a vécu ou vit en ce moment ce genre d’épreuves.

« En ce matin du 22 août, je me suis levée très tôt, excitée et anxieuse à la fois. Je me suis habillée rapidement et pendant que toute la maisonnée dormait encore, je suis allée à la boulangerie acheter des viennoiseries pour le petit déjeuner. J’en ai profité pour acheter également les gâteaux pour le déjeuner. Évidemment au chocolat pour toi. Au moins nous fêterions dignement ton anniversaire me suis-je dit. J’irais t ‘acheter quelques petites surprises plus tard dans la matinée histoire de marquer le coup, n’ayant pas trouvé le temps d’acheter de cadeaux au préalable. Nous passerions un bon moment en famille, nous 4 et mamie. Surtout essayer d’oublier que ce 22 août était également le terme prévu pour l’accouchement de notre 3ème enfant. Essayer de maitriser le stress qui commençait à me gagner. Ce petit brigand n’avait vraiment pas l’air pressé de pointer le bout de son nez. Après une visite de contrôle à la maternité la veille pour s’assurer qu’il allait bien, nous avions décidé de laisser faire les choses encore quelques jours. Le décollement des membranes censé donné un petit coup de pouce à la nature ne semblait pas avoir été très efficace. En tout cas il n’avait pas provoqué le début du travail. « C’est un signe, me persuadais-je, ce bébé ne veut pas naître le même jour que son père. Certaines personnes de la famille avaient déjà déclaré « oh ce serait super si le bébé naissait le même jour que son père. Ce serait le plus beau cadeau d’anniversaire que tu pourrais lui offrir ». Merci les gars, bonjour la pression… Oui mais voilà de toute façon ce n’était pas moi qui décidais… Et puis moi les dates symboles cela me fait peur d’abord. Généralement cela ne se passe jamais comme prévu. Célébrer un seul anniversaire était bien suffisant.

Je suis rentrée à la maison, en quelque sort apaisée par mon monologue intérieur. J’ai dressé une jolie table pour ce petit déjeuner de fête. Toute la famille a fini par se lever et s’est attablée. Pour une fois on se serait presque cru dans la pub « Ricorée ». En fin de matinée nous sommes tous ressortis en ville. J’en ai profité pour acheter tes cadeaux et quelques mets chez le traiteur pour un déjeuner de fête. C’était le vrai premier jour chaud et ensoleillé depuis des semaines. Temps parfait pour un café en terrasse. Je ressentais une sorte de barre au niveau du ventre mais je ne voulais y voir aucun signe que le travail avait commencé. Je n’avais aucune contraction et j ‘étais capable de marcher. Il est normal de ressentir quelques douleurs à 41 semaines de grossesse. Retour à la maison : préparation du déjeuner, dégustation du repas de fête et moments de tendresse avec les enfants trop fiers de souffler tes bougies et d’ouvrir tes cadeaux. Instantanés d’une vie de famille à 4.

Après le déjeuner la barre dans le ventre est devenue plus douloureuse, des douleurs dans le bas des reins ont commencé à apparaître. Je t’ai parlé très calmement, en te disant de finir tranquillement ton café, mais « que si tu pouvais après réunir les affaires pour aller à la maternité, ce serait gentil », mais « bon il y a le temps hein, pas de stress ».

Évidemment, à peine assise dans la voiture, tout s’est brusquement accéléré. Pendant le trajet les contractions se sont intensifiées. Après tout ce bébé allait peut être avoir encore le temps de naître ce 22 août. Bon je ne pensais pas vraiment à ça, j’essayais de gérer les contractions qui arrivaient maintenant toutes les 2 minutes, supportables mais douloureuses tout de même. Arrivés à la maternité, nous avons filé aux services des urgences obstétriques et gynécologiques (enfin pour ma part je me suis traînée pour être exacte), l’endroit même où j’avais passé mon contrôle hier. D’ailleurs la sage femme qui m’avait examiné la veille, m’a immédiatement reconnue « Tiens bonjour vous voilà, vous avez contracté toute la nuit ? Bon ne bougez pas, je reviens dans 5 minutes vous examiner et voir où vous en êtes ». Elle croyait quoi, que j’allais courir un marathon en son absence? J’étais tout juste capable de faire les 100 pas dans le couloir et m’asseyais sur un brancard quand une contraction arrivait. Finalement la sage femme est revenue, m’a examinée et la confirmation est tombée « ok ma belle, le travail a bien commencé. Vous êtes dilatée de 4 cm. Allez hop vous filez en salle de naissance, je vais voir s’ils ont la place de vous recevoir » (« euh oui ce serait gentil, pas envie d’accoucher sur ce brancard au milieu du couloir »)

30 minutes plus tard, installée dans une salle de naissance, nouvel examen d’une autre sage femme « OK vous êtes dilatée de 7 cm. Bon ce bébé, après s’être fait attendre, est pressé finalement. » « Bon là si vous pouviez me sauver, j’ai maaaaaalllll «

La gentille équipe d’anesthésiste a fini par arriver pour me poser la péridurale ( « merci mon Dieu »), tout en comparant la gestion des accouchements et l’administration des traitements antidouleurs en Angleterre et en France. Oui c’est fou que quand vous dîtes que vous avec accouché à l’étranger, vous êtes soudainement considérée comme une curiosité médicale.

Puis le temps a ralenti comme suspendu. Les douleurs ont disparu presque entièrement. Une heure est passée puis deux puis trois au rythme du monitoring qui contrôlait les battements cardiaques du bébé. Visite d’une sage femme toutes les heures pour constater l’avancée du travail. L’équipe de nuit a succédé à l’équipe de jour. L’Amoureux me massait régulièrement les jambes pour combattre ces méchantes fourmis qui avaient envahi le côté gauche puis le côté droit de mon corps. Puis miracle à 20h19, notre bébé a poussé son 1er cri. En une poussée il était dehors, une arrivée dans ce monde tout en douceur. Des larmes de soulagement et de bonheur ont coulé. Enfin je te tenais dans mes bras mon bébé d’amour, tout contre mon cœur. Des rires de surprise ont retenti quand nous avons découvert que tu étais une fille, alors que tout le monde avait prédit un garçon. Moments complices à t’admirer, à commencer à jouer au jeu des ressemblances avec ton frère et ta sœur. Comme il était magique cet anniversaire du 22 août 2017.

Et pourtant comme je l’avais craint… Comme il faisait écho à une autre anniversaire, déjà lointain mais encore si proche pendant lequel nos espoirs ont été brisés. Des larmes de désespoir et de tristesse cette fois avaient coulé ce 22 août. Moi inconsolable ma tête posée sur ton épaule si solide et apaisante. Toi qui voulais garder espoir et croire que très bientôt notre rêve finirait par se réaliser. Comme je m’en voulais de gâcher ton jour qui aurait dû être fête. Je te demandais de me pardonner, alors que « ce genre de choses » on y peut rien. « C’est la loi de la nature vous savez ». C’est mieux ainsi, c’est que quelque chose n’allait pas ». « C’est très commun à ce stade ».

Quel triste anniversaire ce jour là, pour toi mon amour, par ma « faute ».

Et puis nous avions entamé le long et difficile chemin de la reconstruction ensemble. Quelques semaines après l’espoir avait réapparu, jusqu’à ce miracle une première fois, puis une deuxième puis en ce 22 août 2017 une troisième fois.

Et le sentiment d’avoir enfin fait la paix avec cette blessure si douloureuse en ce 22 août 2017. »

notre étoile 2 retouchéJoyeux anniversaire mon amour, toi toujours présent dans les moments heureux comme malheureux, mon roc, mon soutien, toujours tellement calme et rassurant.

Joyeux anniversaire mon bébé d’amour, né en cette belle journée d’août 2017. Longue et heureuse vie à toi. Tu devras partager ton anniversaire avec papa mais ne t’inquiète pas, il te laissera une part de gâteau au chocolat…

A toi ma petite étoile, qui n’a pas eu la chance de grandir et de naître. Tu ne faisais que 4 mm et « techniquement » tu n’étais « qu’un amas de cellules » mais tu étais déjà mon bébé. Tu es à l’origine de tout et existe dans chacun de tes frères et sœurs. J’avance mais tu restes dans mon cœur.

 

le prénom ( 3ème et dernier épisode)

Je vous ai raconté dans les épisodes précédents l’histoire des prénoms de mes deux ainés. Je clôture cette série sur le choix du prénom avec notre expérience récente pour notre troisième bébé. Et pour certaines, qui attendent patiemment depuis des semaines, l’heure du dénouement a enfin sonné: je vais enfin révéler le prénom tant attendu.

Sur le papier, le choix de ce prénom promettait d’être difficile. Potentiellement nous avions déjà attribué nos prénoms favoris masculin et féminin, ayant eu au préalable une fille et un garçon. De plus, nous devions relever un double challenge : trouver un prénom masculin et féminin puisque nous avions décidé de ne pas connaître le sexe du bébé jusqu’au moment de la naissance.

Et bien curieusement  le choix s’est fait facilement. Pour être tout à fait honnête, avant même que ce projet se concrétise, j’avais potentiellement des prénoms en tête aussi bien pour le garçon que pour la fille. J’en avais fait part à mon compagnon sur le mode «  si jamais nous devions avoir un autre enfant, il ou elle s’appellerait… ». Il semblait satisfait de mes choix en tout cas n’a pas émis de contre proposition ou de refus catégorique. Lors de la grossesse, nous avons finalement très peu reparlé du choix des prénoms, la décision semblait avoir été prise depuis longtemps.

Il y a quelques semaines, alors enceinte de 38 semaines, souffrant une nouvelle fois d’insomnie, je me suis décidée à me lever en pleine nuit. Je me suis alors dirigée dans la bibliothèque, lire étant souvent un de mes moyens de trouver le sommeil. J’ai attrapé le fameux livre « les prénoms » que je n’avais pas consulté depuis ma grossesse précédente. J’ai relu avec nostalgie le petit mot que ma mère nous avait écrit et soudain ressenti le besoin de parcourir les prénoms masculins et féminins proposés.

Soudain, à 2 semaines du terme prévu, le doute m’a assailli : ne m’étais-je pas un peu précipitée ? J’avais soudain l’impression d’avoir imposé mes choix à mon compagnon. Bref j’avais besoin de me rassurer. En lisant les prénoms féminins, ma décision n’a fait que d’être confortée, ce prénom emportant tous mes suffrages et ne supportant aucune comparaison avec les autres. Pour le prénom masculin en revanche , j’étais un peu plus flexible. Certes un prénom se détachait du lot mais au fil de ma lecture, d’autres prénoms me plaisaient aussi. J’étais donc ouverte à les proposer à mon compagnon.… Le lendemain j’ai donc remis le sujet « choix des prénoms » sur le tapis. L’Amoureux m’a assuré qu’il aimait bien nos choix initiaux mais que s’il pensait à un autre prénom masculin, il m’en ferait part. La porte restait donc ouverte à un éventuel changement de prénom pour le garçon. Cependant, emportés par la vague de notre quotidien chargé en cette fin de grossesse (gestion de deux jeunes enfants, déménagement, préparatifs pour la naissance, etc.) nous n’avons finalement plus évoqué le sujet. Jusqu’au jour J dans la salle de naissance. Alors que j’essayais de gérer au mieux les contractions, l’Amoureux a dû estimer que c’était le moment le plus opportun pour en reparler. Peut être pour tuer le temps qu ‘il trouvait trop long. D’un air entendu il me demande «  donc nous sommes d’accord, si c’est une fille, ce sera …. Et si c’est un garçon, ce sera… » J’avais certes l’esprit occupé par des préoccupations plus terre à terre mais j’étais encore assez lucide pour réaliser avec effroi qu’il ne nommait pas, et ceci à quelques minutes de l’arrivée de notre bébé, le prénom masculin choisi ensemble mais bien un autre prénom. L’impensable se produisait : il avait oublié notre choix et surtout toutes les discussions qu’on avait eues à ce sujet. Alors certes, le prénom qu’il venait de prononcer était assez proche de notre choix initial mais rien à faire ce n’était pas celui-là ! En gros cela commençait pareil, finissait pareil sauf que pour le milieu ce n’était pas tout à fait ça. Disons qu’à ce moment-là, je n’étais pas prête à supporter l’approximation en la matière et je manquais « bizarrement «  d’humour. Et c’est bien un cri de désespoir que j’ai poussé et non de douleur dû à l’accouchement. Oui une longue plainte de lamentation sur le problème de communication manifeste dans notre couple sur des questions aussi existentielles. Pas le choix : alors que j’avais un peu « d’autres chats à fouetter », j’ai dû lui faire une petite piqure de rappel bien sentie. Et après on s’étonne que la charge mentale dans un couple est beaucoup plus importante chez la femme que chez l’homme… Enfin je ne pouvais tout de même pas prendre le risque que le mauvais prénom figure sur l’acte de naissance. Déjà l’enfant ne choisit pas son prénom mais quoi de plus horrible que de devoir porter un prénom même pas choisi par tes parents… Ce n’aurait pas été pas une très bonne « entrée en matière » pour ce pauvre bébé et cela présageait dans le futur de longues séances chez un psychologue pour tenter de guérir de ce traumatisme profond. Cette question réglée une bonne fois pour toute, j’ai enfin pu accoucher en toute « sérénité «. Notre bébé, loin de toutes ces tumultes, a pointé le bout de son petit nez en toute quiétude. Enfin nous pouvions le serrer dans nos bras et oh surprise , découvrir que c’était une petite fille. Au comble du bonheur, nous avons alors souhaité la bienvenue à notre jolie fée,   notre petite Faustine.

Ma petite saga sur le choix des prénoms s’achève ici.  En écrivant ce feuilleton, j’ai réalisé que le choix d’un prénom est finalement souvent motivé par des tas de raisons plus ou moins rationnelles. Il est toujours porteur d’une histoire particulière à un moment donné. Il est vrai que l’on peut se poser pas mal de questions quand il s’agit de trouver un prénom à son futur enfant mais une fois que l’enfant est là, que le prénom prend corps avec l’enfant, on ne peut plus imaginer un autre prénom pour son enfant.

 

Alice, Timothée, Faustine, trois prénoms avec des histoires différentes mais trois prénoms porte bonheur, les plus beaux prénoms au monde pour nous leurs parents.

 

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