il était il y a 3 mois une petite fée….

3 mois ma petite fée que tu as déboulé dans nos vies.

Tu es déjà si grande. Tu pèses désormais 5,8 kg et mesure 63 cm : une vraie géante à l’échelle des bébés. Ces dernières semaines tu as fait tellement de progrès. Le nouveau né que tu étais il y a encore peu, est désormais loin.

Te raconter que ces 3 derniers mois ont été un long fleuve tranquille serait très éloigné de la réalité.

Trop vite, après seulement 2 jours passés à faire connaissance à la maternité, nous avons dû quitter notre petit cocon et retrouver le monde extérieur. Dès le seuil de la maison franchi, deux petites tornades en manque des bras de leur maman m’ont sauté dessus et ont sonné le glas de notre parenthèse enchantée. Tout de suite il a fallu replonger dans le quotidien trépidant d’une maman de 3 enfants en bas âge :préparer la rentrée de ta sœur en petite section, organiser son anniversaire, faire l’adaptation de ton frère à sa nouvelle crèche, les accompagner à leurs activités, répondre au mieux à leurs besoins et leurs sollicitations incessantes. Bref tout comme avant avec en plus un nouveau né à prendre soin. Souvent tu aimerais appuyer sur le bouton pause mais malheureusement la télécommande a été égarée. Tes douleurs physiques post accouchements ou ta fatigue tu les oublies. Tu serres les dents et tu fais face, pas le choix. Je t’avoue que parfois, lorsque l’impression d’être totalement dépassée était trop forte, je n’ai pu retenir quelques larmes, si possible à l’abri des regards.

Trop souvent j’ai du te poser dans ton transat pour m’occuper de tes aînés encore si petits et loin d’être autonomes. Plus que de raison j’ai du te réveiller, te glisser à la va-vite dans ton porte bébé, quitter précipitamment la maison , marcher au pas de course pour déposer ton frère à la crèche ou récupérer ta sœur à l’école. Arrivée rouge écarlate, le souffle court et encore se prendre se prendre une réflexion parce que tu arrives 3 minutes en retard. Oui petite fée, dans nos sociétés occidentales dites modernes, la compassion est trop souvent en rupture de stock, la bienveillance non disponible en rayon. L’indifférence elle est en promo et certains jours il y a même 50 % de rabais sur les jugements en emporte pièce.

Oui petite fée, la vie n’est pas toujours tendre mais tu sais quoi ta maman en est aussi un peu responsable. Elle rêve d’être chouchoutée mais est souvent incapable de demander de l’aide. Elle veut toujours donner le change. Là encore elle a voulu prouver ( à qui d’ailleurs?) qu’elle pouvait être sur tous les fronts et tout gérer. Le premier mois elle était sur un petit nuage, pleine d’ énergie mais assez vite à ce rythme effréné elle s’est épuisée, mentalement surtout. Elle commence doucement à remonter à la surface et accepter que la réalité n’est pas toujours à la hauteur de ses ambitions. La vie à 5 demande évidemment des ajustements permanents.

Tu es mon 3ème enfant et la maternité n’est pas quelque chose de nouveau pour moi mais tout comme tes aînés tu as transformé ma vie à ta manière. Avant toi, j’avais le sentiment de mettre oubliée depuis des mois au milieu des couches et des biberons et ruminais ma frustration qui finissait toujours par ressortir d’une manière ou d’une autre. Tes ainés en ont été fait les frais… J’avais envie de changement mais étais incapable de dépasser le stade de la réflexion. Déjà quand tu étais une petite cacahuète au creux de moi, tu m’as insufflé ton énergie.  Depuis que tu es là, tu me donnes des ailes, tu m’inspires, grâce à toi j’ose enfin. Créer, livrer mes textes et mes dessins sur un blog au jugement extérieur alors que je les juge si imparfaits est une étape énorme pour moi que je ne m’imaginais pas capable de franchir. Je ne sais pas trop où cela va me mener , mais j’ai besoin d’entreprendre et je sais que quelque part j’avance à ma manière. Certains diront que c’est de l’égoïsme de laisser libre cours à mes aspirations alors que tu es si petite mais j’essaie juste de me trouver et espère devenir une maman plus épanouie pour vous trois.

Bien sûr souvent ( tout le temps) je doute de moi et ne me sens pas à la hauteur. Loin d’être la wonder mum des réseaux sociaux qui mène sa carrière et sa vie privée tambour battant, j’ai souvent l’impression que je n’en fais jamais assez et que de toute façon le peu que j’arrive à faire n’est pas reconnu ou aussitôt balayé.

N’ayant malheureusement pas le don d’ubiquité, je culpabilise souvent de ne pas pouvoir te consacrer assez de temps. J’essaie alors de te transmettre tout ma tendresse dans tous les petits gestes du quotidien. Heureusement te voir aussi sereine et calme me rassure. Chez nous le chaos règne, l’organisation est bancale mais finalement c’est ça la vie, la vraie. C’est le lot des petits troisièmes que de vivre dans le bruit et l’agitation causés par les plus grands. A la maison ça crie, ça pleure, ça se chamaille mais ça rit aussi et le plus important l’amour est omniprésent. Tes frères et sœurs te couvrent de câlins et de bisous. Ils jouent les petits pitres rien que pour te faire sourire, tu es d’ailleurs bon public et ne te fais pas priée.   Tes parents ne cessent de t’admirer et s’émerveiller car très loin d’être blasés, ils mesurent encore plus avec toi l’immense cadeau que la vie leur a fait. Tu reçois toute cette dose d’amour et la fait rejaillir sur chacun de nous au centuple. Petite poupée au teint de porcelaine tu es si douce et tu rends notre vie plus belle.

Pendant ces 3 mois je l’avoue j’ai eu parfois des envies de tout plaquer, de te prendre sous le bras et partir loin des contraintes trop lourdes du quotidien mais je retiendrais surtout nos moments si magiques, si précieux: nos échanges de sourire, nos regards qui plongent l’un dans l’autre, tes petits doigts qui se serrent sur le mien, ton petit corps chaud contre mon cœur dans ta poche kangourou, mon nez enfoui dans ton petit cou qui hume ton odeur de petit bébé. Le temps est alors comme suspendu et j’oublie tout.

Alors pour ces 3 mois de bonheur intense je te dis merci ma fée, ma Faustine, ma fille.

dessin 3 mois

 

 

 

Mon petit bonhomme

Mon petit bonhomme, tu es arrivé lors d’une froide nuit de Novembre, quatre jours après que la terreur ait envahi notre pays. Il faisait si sombre dans nos cœurs. De l’autre côté de la manche, nous nous sentions si impuissants et meurtris. Comme bon nombre de personnes de par le monde j’ai posé ma petite bougie sur le rebord de notre fenêtre, petit geste dérisoire pour témoigner de ma solidarité. Puis égoïstement je me suis réfugiée dans ma bulle. La mort avait frappé et moi je m’apprêtais à donner la vie. “Quel monde allait-on pouvoir t’offrir, à toi et ta sœur, un monde incertain où la folie de certains individus peut frapper partout, n’importe qui , à n’importe quel moment? Comment vous protéger ? “ai-je pensé désespérée.

Le jour du terme était dépassé. Peut-être voulais-tu rester dans ton cocon de douceur? Peut-être sentais-tu aussi que je n’étais pas prête? Tu étais désiré bien sûr mais tu t’es installé au creux de moi plus tôt que prévu. J’avoue que même quelques heures avant ton arrivée je ne réalisais pas que je m’apprêtais au monde un deuxième enfant, si peu de temps après notre merveille. Elle m’avait laissé si peu de temps de savourer cette grossesse, elle-même un bébé si demandeur de moi.

Finalement quand tu t’es décidé, tu as voulu sortir très vite. Tu nous as tout juste laissé le temps de regarder ce match de football si particulier et nous avons du filer très vite à l’hôpital. Je suis allée directement en salle de naissance et à peine 1 heure plus tard tu as poussé ton premier cri. J’étais épuisée après cet accouchement si rapide, si violent. La sage femme t’a posé sur moi et soudain le monde n’existait plus. Cela a été le coup de foudre au premier regard. Tu étais si beau, si parfait, mon petit bonhomme. Mon premier garçon, le premier depuis 35 ans dans cette famille où les filles tiennent avec fierté le premier rôle. Je n’avais de cesse de t’admirer. Tu étais si calme et si paisible. Tu as mis une semaine avant d’ouvrir les yeux.

Et aujourd’hui tu es déjà si grand mon petit bonhomme. Le bébé dodu et câlin est devenu un vrai petit garçon tendre et rieur. Tu adores chanter, notamment ta chanson favorite «  the wheels on the bus » que tu écoutes en boucle ( je ne la supporte plus à force de l’entendre). Tu imites les moindres gestes de ta grande sœur ; vous ne cessez de vous disputer mais ne pouvez vous passer l’un de l’autre. Tu t’émerveilles de tout. Tu poses sur le monde ton regard interrogateur et aimes observer avant de te lancer et aller vers les gens. Tu as une passion pour tout ce qui roule et vole. Tu es en transe dès que tu vois un train et rien ne peut te faire plus plaisir que d’aller près de la voie ferrée les regarder passer. Plaisirs simples d’une enfance innocente. Parfois j’appréhende le moment quand regarder les trains ne t’amuseront plus.

C’est compliqué pour toi en ce moment mon petit bonhomme. Tu es devenu grand frère et tu cherches ta place. Tu te fâches, tu cries, tu mords, tu tapes . Tes émotions débordent de partout et pour l’instant tu n’arrives pas à les exprimer autrement. Nous essayons de t’expliquer, parfois ça marche, souvent cela ne marche pas. Alors nous te mettons au coin ou tu y vas par toi même. Pour toi cela semble si injuste, tes larmes coulent, mon cœur se serre en t’observant. Heureusement cela ne dure jamais longtemps. Vite j’ouvre mes bras et tu te réfugies dedans, me fais un câlin puis tu souris et la magie de ton sourire irrésistible opère.

Avant toi quand j’entendais les mamans de garçon dire «  je suis amoureuse de mon fils » je trouvais ça exagéré. Maintenant je comprends. Je l’avoue, j’ai une tendresse particulière pour toi mon fils. Tu es et resteras probablement mon seul garçon et cela te rend encore plus précieux.  Il suffit que tu poses sur moi tes grands yeux bleu azur et je fonds. Notre amour est si beau et simple à la fois.

Et demain quel homme  deviendras- tu mon petit bonhomme ? En te regardant, je le perçois déjà. Un homme bon et généreux, doux et intelligent, respectueux des femmes ( en grandissant avec deux sœurs pas le choix). Ne grandis pas trop vite tout de même, je ne suis pas prête du tout à te partager, si je le deviens un jour..

Nous voulions te protéger, mais c’est toi qui nous protège mon petit bonhomme par ta joie de vivre. Novembre est le mois du souvenir, mais grâce à toi il est aussi à jamais le mois de la vie et de l’espoir. Il y a 2 ans, notre petit bonhomme merveilleux, notre soleil dans cette nuit noire venait au monde, un futur homme de demain . Et avec lui des milliers de petits garçons tout aussi merveilleux, qui partageront bientôt les mêmes valeurs de respect et rendront ainsi le monde plus juste, plus beau, plus égalitaire.

Bon anniversaire mon fils chéri.

Ta maman qui t’aime.

dessin tim anniversaire

 

Ce 22 août

J’ai écrit ces quelques lignes le 23 août, soit le lendemain de la date indiquée en titre d’où le caractère spontané de l’écriture. Bien sûr j’ai par la suite  structuré cet article mais je n’ai pas voulu trop le retoucher car il transmet mes émotions sans filtre.  L’illustration qui l’accompagne  s’est très vite installée dans ma tête  mais bien sûr la réaliser a demandé du temps.

J’ai hésité à publier cet article car même si ce blog est très confidentiel, il est bien évident que tout ce qu’on met sur internet devient public. Après ce blog est en quelque sorte ma petite bulle à moi et  je n’ai pas envie de m’auto-censurer . Si quelqu’un lit cet article, j’espère qu’il éprouvera de la bienveillance et peut être y trouvera un peu d’espoir s’il a vécu ou vit en ce moment ce genre d’épreuves.

« En ce matin du 22 août, je me suis levée très tôt, excitée et anxieuse à la fois. Je me suis habillée rapidement et pendant que toute la maisonnée dormait encore, je suis allée à la boulangerie acheter des viennoiseries pour le petit déjeuner. J’en ai profité pour acheter également les gâteaux pour le déjeuner. Évidemment au chocolat pour toi. Au moins nous fêterions dignement ton anniversaire me suis-je dit. J’irais t ‘acheter quelques petites surprises plus tard dans la matinée histoire de marquer le coup, n’ayant pas trouvé le temps d’acheter de cadeaux au préalable. Nous passerions un bon moment en famille, nous 4 et mamie. Surtout essayer d’oublier que ce 22 août était également le terme prévu pour l’accouchement de notre 3ème enfant. Essayer de maitriser le stress qui commençait à me gagner. Ce petit brigand n’avait vraiment pas l’air pressé de pointer le bout de son nez. Après une visite de contrôle à la maternité la veille pour s’assurer qu’il allait bien, nous avions décidé de laisser faire les choses encore quelques jours. Le décollement des membranes censé donné un petit coup de pouce à la nature ne semblait pas avoir été très efficace. En tout cas il n’avait pas provoqué le début du travail. « C’est un signe, me persuadais-je, ce bébé ne veut pas naître le même jour que son père. Certaines personnes de la famille avaient déjà déclaré « oh ce serait super si le bébé naissait le même jour que son père. Ce serait le plus beau cadeau d’anniversaire que tu pourrais lui offrir ». Merci les gars, bonjour la pression… Oui mais voilà de toute façon ce n’était pas moi qui décidais… Et puis moi les dates symboles cela me fait peur d’abord. Généralement cela ne se passe jamais comme prévu. Célébrer un seul anniversaire était bien suffisant.

Je suis rentrée à la maison, en quelque sort apaisée par mon monologue intérieur. J’ai dressé une jolie table pour ce petit déjeuner de fête. Toute la famille a fini par se lever et s’est attablée. Pour une fois on se serait presque cru dans la pub « Ricorée ». En fin de matinée nous sommes tous ressortis en ville. J’en ai profité pour acheter tes cadeaux et quelques mets chez le traiteur pour un déjeuner de fête. C’était le vrai premier jour chaud et ensoleillé depuis des semaines. Temps parfait pour un café en terrasse. Je ressentais une sorte de barre au niveau du ventre mais je ne voulais y voir aucun signe que le travail avait commencé. Je n’avais aucune contraction et j ‘étais capable de marcher. Il est normal de ressentir quelques douleurs à 41 semaines de grossesse. Retour à la maison : préparation du déjeuner, dégustation du repas de fête et moments de tendresse avec les enfants trop fiers de souffler tes bougies et d’ouvrir tes cadeaux. Instantanés d’une vie de famille à 4.

Après le déjeuner la barre dans le ventre est devenue plus douloureuse, des douleurs dans le bas des reins ont commencé à apparaître. Je t’ai parlé très calmement, en te disant de finir tranquillement ton café, mais « que si tu pouvais après réunir les affaires pour aller à la maternité, ce serait gentil », mais « bon il y a le temps hein, pas de stress ».

Évidemment, à peine assise dans la voiture, tout s’est brusquement accéléré. Pendant le trajet les contractions se sont intensifiées. Après tout ce bébé allait peut être avoir encore le temps de naître ce 22 août. Bon je ne pensais pas vraiment à ça, j’essayais de gérer les contractions qui arrivaient maintenant toutes les 2 minutes, supportables mais douloureuses tout de même. Arrivés à la maternité, nous avons filé aux services des urgences obstétriques et gynécologiques (enfin pour ma part je me suis traînée pour être exacte), l’endroit même où j’avais passé mon contrôle hier. D’ailleurs la sage femme qui m’avait examiné la veille, m’a immédiatement reconnue « Tiens bonjour vous voilà, vous avez contracté toute la nuit ? Bon ne bougez pas, je reviens dans 5 minutes vous examiner et voir où vous en êtes ». Elle croyait quoi, que j’allais courir un marathon en son absence? J’étais tout juste capable de faire les 100 pas dans le couloir et m’asseyais sur un brancard quand une contraction arrivait. Finalement la sage femme est revenue, m’a examinée et la confirmation est tombée « ok ma belle, le travail a bien commencé. Vous êtes dilatée de 4 cm. Allez hop vous filez en salle de naissance, je vais voir s’ils ont la place de vous recevoir » (« euh oui ce serait gentil, pas envie d’accoucher sur ce brancard au milieu du couloir »)

30 minutes plus tard, installée dans une salle de naissance, nouvel examen d’une autre sage femme « OK vous êtes dilatée de 7 cm. Bon ce bébé, après s’être fait attendre, est pressé finalement. » « Bon là si vous pouviez me sauver, j’ai maaaaaalllll «

La gentille équipe d’anesthésiste a fini par arriver pour me poser la péridurale ( « merci mon Dieu »), tout en comparant la gestion des accouchements et l’administration des traitements antidouleurs en Angleterre et en France. Oui c’est fou que quand vous dîtes que vous avec accouché à l’étranger, vous êtes soudainement considérée comme une curiosité médicale.

Puis le temps a ralenti comme suspendu. Les douleurs ont disparu presque entièrement. Une heure est passée puis deux puis trois au rythme du monitoring qui contrôlait les battements cardiaques du bébé. Visite d’une sage femme toutes les heures pour constater l’avancée du travail. L’équipe de nuit a succédé à l’équipe de jour. L’Amoureux me massait régulièrement les jambes pour combattre ces méchantes fourmis qui avaient envahi le côté gauche puis le côté droit de mon corps. Puis miracle à 20h19, notre bébé a poussé son 1er cri. En une poussée il était dehors, une arrivée dans ce monde tout en douceur. Des larmes de soulagement et de bonheur ont coulé. Enfin je te tenais dans mes bras mon bébé d’amour, tout contre mon cœur. Des rires de surprise ont retenti quand nous avons découvert que tu étais une fille, alors que tout le monde avait prédit un garçon. Moments complices à t’admirer, à commencer à jouer au jeu des ressemblances avec ton frère et ta sœur. Comme il était magique cet anniversaire du 22 août 2017.

Et pourtant comme je l’avais craint… Comme il faisait écho à une autre anniversaire, déjà lointain mais encore si proche pendant lequel nos espoirs ont été brisés. Des larmes de désespoir et de tristesse cette fois avaient coulé ce 22 août. Moi inconsolable ma tête posée sur ton épaule si solide et apaisante. Toi qui voulais garder espoir et croire que très bientôt notre rêve finirait par se réaliser. Comme je m’en voulais de gâcher ton jour qui aurait dû être fête. Je te demandais de me pardonner, alors que « ce genre de choses » on y peut rien. « C’est la loi de la nature vous savez ». C’est mieux ainsi, c’est que quelque chose n’allait pas ». « C’est très commun à ce stade ».

Quel triste anniversaire ce jour là, pour toi mon amour, par ma « faute ».

Et puis nous avions entamé le long et difficile chemin de la reconstruction ensemble. Quelques semaines après l’espoir avait réapparu, jusqu’à ce miracle une première fois, puis une deuxième puis en ce 22 août 2017 une troisième fois.

Et le sentiment d’avoir enfin fait la paix avec cette blessure si douloureuse en ce 22 août 2017. »

notre étoile 2 retouchéJoyeux anniversaire mon amour, toi toujours présent dans les moments heureux comme malheureux, mon roc, mon soutien, toujours tellement calme et rassurant.

Joyeux anniversaire mon bébé d’amour, né en cette belle journée d’août 2017. Longue et heureuse vie à toi. Tu devras partager ton anniversaire avec papa mais ne t’inquiète pas, il te laissera une part de gâteau au chocolat…

A toi ma petite étoile, qui n’a pas eu la chance de grandir et de naître. Tu ne faisais que 4 mm et « techniquement » tu n’étais « qu’un amas de cellules » mais tu étais déjà mon bébé. Tu es à l’origine de tout et existe dans chacun de tes frères et sœurs. J’avance mais tu restes dans mon cœur.

 

le prénom ( 3ème et dernier épisode)

Je vous ai raconté dans les épisodes précédents l’histoire des prénoms de mes deux ainés. Je clôture cette série sur le choix du prénom avec notre expérience récente pour notre troisième bébé. Et pour certaines, qui attendent patiemment depuis des semaines, l’heure du dénouement a enfin sonné: je vais enfin révéler le prénom tant attendu.

Sur le papier, le choix de ce prénom promettait d’être difficile. Potentiellement nous avions déjà attribué nos prénoms favoris masculin et féminin, ayant eu au préalable une fille et un garçon. De plus, nous devions relever un double challenge : trouver un prénom masculin et féminin puisque nous avions décidé de ne pas connaître le sexe du bébé jusqu’au moment de la naissance.

Et bien curieusement  le choix s’est fait facilement. Pour être tout à fait honnête, avant même que ce projet se concrétise, j’avais potentiellement des prénoms en tête aussi bien pour le garçon que pour la fille. J’en avais fait part à mon compagnon sur le mode «  si jamais nous devions avoir un autre enfant, il ou elle s’appellerait… ». Il semblait satisfait de mes choix en tout cas n’a pas émis de contre proposition ou de refus catégorique. Lors de la grossesse, nous avons finalement très peu reparlé du choix des prénoms, la décision semblait avoir été prise depuis longtemps.

Il y a quelques semaines, alors enceinte de 38 semaines, souffrant une nouvelle fois d’insomnie, je me suis décidée à me lever en pleine nuit. Je me suis alors dirigée dans la bibliothèque, lire étant souvent un de mes moyens de trouver le sommeil. J’ai attrapé le fameux livre « les prénoms » que je n’avais pas consulté depuis ma grossesse précédente. J’ai relu avec nostalgie le petit mot que ma mère nous avait écrit et soudain ressenti le besoin de parcourir les prénoms masculins et féminins proposés.

Soudain, à 2 semaines du terme prévu, le doute m’a assailli : ne m’étais-je pas un peu précipitée ? J’avais soudain l’impression d’avoir imposé mes choix à mon compagnon. Bref j’avais besoin de me rassurer. En lisant les prénoms féminins, ma décision n’a fait que d’être confortée, ce prénom emportant tous mes suffrages et ne supportant aucune comparaison avec les autres. Pour le prénom masculin en revanche , j’étais un peu plus flexible. Certes un prénom se détachait du lot mais au fil de ma lecture, d’autres prénoms me plaisaient aussi. J’étais donc ouverte à les proposer à mon compagnon.… Le lendemain j’ai donc remis le sujet « choix des prénoms » sur le tapis. L’Amoureux m’a assuré qu’il aimait bien nos choix initiaux mais que s’il pensait à un autre prénom masculin, il m’en ferait part. La porte restait donc ouverte à un éventuel changement de prénom pour le garçon. Cependant, emportés par la vague de notre quotidien chargé en cette fin de grossesse (gestion de deux jeunes enfants, déménagement, préparatifs pour la naissance, etc.) nous n’avons finalement plus évoqué le sujet. Jusqu’au jour J dans la salle de naissance. Alors que j’essayais de gérer au mieux les contractions, l’Amoureux a dû estimer que c’était le moment le plus opportun pour en reparler. Peut être pour tuer le temps qu ‘il trouvait trop long. D’un air entendu il me demande «  donc nous sommes d’accord, si c’est une fille, ce sera …. Et si c’est un garçon, ce sera… » J’avais certes l’esprit occupé par des préoccupations plus terre à terre mais j’étais encore assez lucide pour réaliser avec effroi qu’il ne nommait pas, et ceci à quelques minutes de l’arrivée de notre bébé, le prénom masculin choisi ensemble mais bien un autre prénom. L’impensable se produisait : il avait oublié notre choix et surtout toutes les discussions qu’on avait eues à ce sujet. Alors certes, le prénom qu’il venait de prononcer était assez proche de notre choix initial mais rien à faire ce n’était pas celui-là ! En gros cela commençait pareil, finissait pareil sauf que pour le milieu ce n’était pas tout à fait ça. Disons qu’à ce moment-là, je n’étais pas prête à supporter l’approximation en la matière et je manquais « bizarrement «  d’humour. Et c’est bien un cri de désespoir que j’ai poussé et non de douleur dû à l’accouchement. Oui une longue plainte de lamentation sur le problème de communication manifeste dans notre couple sur des questions aussi existentielles. Pas le choix : alors que j’avais un peu « d’autres chats à fouetter », j’ai dû lui faire une petite piqure de rappel bien sentie. Et après on s’étonne que la charge mentale dans un couple est beaucoup plus importante chez la femme que chez l’homme… Enfin je ne pouvais tout de même pas prendre le risque que le mauvais prénom figure sur l’acte de naissance. Déjà l’enfant ne choisit pas son prénom mais quoi de plus horrible que de devoir porter un prénom même pas choisi par tes parents… Ce n’aurait pas été pas une très bonne « entrée en matière » pour ce pauvre bébé et cela présageait dans le futur de longues séances chez un psychologue pour tenter de guérir de ce traumatisme profond. Cette question réglée une bonne fois pour toute, j’ai enfin pu accoucher en toute « sérénité «. Notre bébé, loin de toutes ces tumultes, a pointé le bout de son petit nez en toute quiétude. Enfin nous pouvions le serrer dans nos bras et oh surprise , découvrir que c’était une petite fille. Au comble du bonheur, nous avons alors souhaité la bienvenue à notre jolie fée,   notre petite Faustine.

Ma petite saga sur le choix des prénoms s’achève ici.  En écrivant ce feuilleton, j’ai réalisé que le choix d’un prénom est finalement souvent motivé par des tas de raisons plus ou moins rationnelles. Il est toujours porteur d’une histoire particulière à un moment donné. Il est vrai que l’on peut se poser pas mal de questions quand il s’agit de trouver un prénom à son futur enfant mais une fois que l’enfant est là, que le prénom prend corps avec l’enfant, on ne peut plus imaginer un autre prénom pour son enfant.

 

Alice, Timothée, Faustine, trois prénoms avec des histoires différentes mais trois prénoms porte bonheur, les plus beaux prénoms au monde pour nous leurs parents.

 

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Le prénom ( 3ème et dernier épisode)

Je vous ai raconté dans les épisodes précédents l’histoire des prénoms de mes deux ainés. Je clôture cette série sur le choix du prénom avec notre expérience récente pour notre troisième bébé. Et pour certaines, qui attendent patiemment depuis des semaines, l’heure du dénouement a enfin sonné, je vais révéler le prénom tant attendu.

Sur le papier, le choix de ce prénom promettait d’être difficile. Potentiellement nous avions déjà attribué nos prénoms favoris masculin et féminin, ayant eu au préalable une fille et un garçon. De plus, nous devions relever un double challenge : trouver un prénom masculin et féminin puisque nous avions décidé de ne pas connaître le sexe du bébé jusqu’au moment de la naissance.

Et bien curieusement le choix s’est fait facilement. Pour être tout à fait honnête, avant même que ce projet se concrétise, j’avais potentiellement des prénoms en tête aussi bien pour le garçon que pour la fille. J’en avais fait part à mon compagnon sur le mode «  si jamais nous devions avoir un autre enfant, il ou elle s’appellerait… ». Il semblait satisfait de mes choix en tout cas n’a pas émis de contre proposition ou de refus catégorique. Lors de la grossesse, nous avons finalement très peu reparlé du choix des prénoms, la décision semblait avoir été prise depuis longtemps.

Il y a quelques semaines, alors enceinte de 38 semaines, souffrant une nouvelle fois d’insomnie, je me suis décidée à me lever en pleine nuit. Je me suis alors dirigée vers la bibliothèque, lire étant souvent un de mes moyens de trouver le sommeil. J’ai attrapé « le  livre des prénoms » que je n’avais pas consulté depuis ma grossesse précédente. J’ai relu avec nostalgie le petit mot que ma mère nous avait écrit et soudain ressenti le besoin de parcourir les prénoms masculins et féminins proposés.

Soudain, à 2 semaines du terme prévu, le doute m’a assailli : ne m’étais-je pas un peu précipitée ? J’avais soudain l’impression d’avoir imposé mes choix à mon compagnon. Bref j’avais besoin de me rassurer. En lisant les prénoms féminins, ma décision n’a fait que d’être confortée, ce prénom emportant tous mes suffrages et ne supportant aucune comparaison avec les autres. Pour le prénom masculin, en revanche, j’étais un peu plus flexible. Certes un prénom se détachait du lot mais au fil de ma lecture, d’autres prénoms me plaisaient aussi. J’étais ouverte à les proposer à mon compagnon. Le lendemain j’ai donc remis le thème « choix des prénoms » sur le tapis. L’Amoureux m’a assuré qu’il aimait bien nos choix initiaux mais que s’il pensait à un autre prénom masculin, il m’en ferait part. La porte restait donc ouverte à un éventuel changement de prénom pour le garçon. Cependant, emportés par la vague de notre quotidien chargé en cette fin de grossesse (gestion de deux jeunes enfants, déménagement, préparatifs pour la naissance, etc.) nous n’avons finalement plus évoqué le sujet. Jusqu’au jour J dans la salle de naissance. Alors que j’essayais de gérer au mieux les contractions, l’Amoureux a dû estimer que c’était le moment le plus opportun pour en reparler. Peut être pour tuer le temps qu ‘il trouvait trop long. D’un air entendu il me demande «  donc nous sommes d’accord: si c’est une fille, ce sera …. Et si c’est un garçon, ce sera… » J’avais certes l’esprit occupé par des préoccupations plus terre à terre mais j’étais encore assez lucide pour réaliser avec effroi qu’il ne nommait pas, et ceci à quelques minutes de l’arrivée de notre bébé, le prénom masculin choisi ensemble mais bien un autre prénom. L’impensable se produisait : il avait oublié notre choix et surtout toutes les discussions qu’on avait eues à ce sujet. Alors certes, le prénom qu’il venait de prononcer était assez proche de notre choix initial mais rien à faire ce n’était pas celui là ! En gros cela commençait pareil, finissait pareil sauf que le milieu ce n’était pas tout à fait ça. Disons qu’à ce moment-là, je n’étais pas prête à supporter l’approximation en la matière et je manquais « bizarrement «  d’humour. Et c’est bien un cri de désespoir que j’ai poussé et non de douleur dû à l’accouchement. Oui une longue plainte de lamentation sur le problème de communication manifeste dans notre couple sur des questions aussi existentielles. Pas le choix : alors que j’avais un peu « d’autres chats à fouetter », j’ai dû lui faire une petite piqure de rappel bien sentie. Et après on s’étonne que la charge mentale dans un couple est beaucoup plus importante chez la femme que chez l’homme… Enfin je ne pouvais tout de même pas prendre le risque que le mauvais prénom figure sur l’acte de naissance. Déjà l’enfant ne choisit pas son prénom mais quoi de plus horrible que de devoir porter un prénom même pas choisi par ses parents? Ce n’aurait pas été pas une très bonne « entrée en matière » pour ce pauvre bébé et cela présageait dans le futur de longues séances chez un psychologue pour tenter de guérir de ce traumatisme profond. Cette question réglée une bonne fois pour toute, j’ai enfin pu accoucher en toute « sérénité «. Notre bébé, loin de ces tumultes, a pointé le bout de son petit nez en toute quiétude. Enfin nous pouvions le serrer dans nos bras et oh surprise découvrir que c’était une petite fille. Au comble du bonheur, nous avons alors souhaité la bienvenue à notre jolie fée,   notre petite Faustine.

Ma petite saga sur le choix des prénoms se termine là. En écrivant ce feuilleton, j’ai réalisé que le choix d’un prénom est finalement souvent motivé par des tas de raisons plus ou moins rationnelles . Il est toujours porteur d’une histoire particulière à un moment donné. Il est vrai que l’on peut se poser pas mal de questions quand il s’agit de trouver un prénom à son futur enfant mais une fois que l’enfant est là, que le prénom prend corps avec lui, on ne peut plus imaginer un autre prénom.

Alice, Timothée, Faustine, trois prénoms avec des histoires différentes mais trois prénoms porte bonheur, les plus beaux prénoms au monde pour nous leurs parents.

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Le prénom, deuxième épisode

Après vous avoir raconté l’histoire du prénom de ma fille ainée, je vais vous raconter notre vécu pour le choix du prénom de notre deuxième bébé.

Pour ma deuxième grossesse, j’ai sauté de joie en apprenant que c’était un garçon ( plus exactement je me suis redressée brusquement de la position allongée à assise lors de l’échographie et j’ai poussé un cri de joie ). Par contre j’étais moins ravie quand il s’est agi de lui trouver un prénom. Autant je trouve qu’il existe beaucoup de beaux prénoms féminins autant je suis moins enthousiaste pour les prénoms masculins. Bref l’inspiration n’était pas au rendez vous. Là aussi nous avons agi de matière méthodique : nous avons feuilleté les pages sur les prénoms masculins de l’ouvrage espérant ainsi pallier notre manque d’inspiration et établir une short List. Quelques prénoms y figuraient mais aucun ne se détachait vraiment. Le plus gros souci étant que nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord. Par exemple j’aimais bien le prénom Maël mais l’Amoureux ne voulait pas que notre futur bébé porte ce prénom à cause de mon nom de famille. Et oui par un malheureux jeu de mot Maël ADAM aurait été assimilé à « mal aux dents ». Bon l’Amoureux, avec son esprit torturé, était bien le seul à voir le jeu de mots mais il n’en démordait pas (d’où le fameux mal aux dents peut-être). En tout cas quand Monsieur a quelque chose en tête, impossible de lui faire changer d’avis. Il est genre « tête de mule » si vous voyez ce que je veux dire. Étant quand même le père de cet enfant, il était hors de question de toute façon de prendre un prénom qu’il n’aurait pas approuvé. Les semaines passaient, et nous n’arrivions pas à prendre de décision. La situation devenait critique… Certes en Angleterre, où nous résidions à cette époque, il est possible de donner un prénom aux bébés royaux quelques jours voir quelques semaines après leurs naissances mais bon si cela continuait, je craignais que ce pauvre enfant ne porte jamais quelque conque prénom mais que nous soyons obligés de le « siffler ». Finalement, lors d’un diner en tête à tête, alors que le terme prévu de l’accouchement était déjà dépassé, j’ai fait part de ma préférence pour un prénom en particulier. Ce prénom figurait certes dans notre short List mais ce n’est que très tardivement que je l’ai préféré aux autres. Je l’imaginais surtout pour un petit garçon et le trouvait plus difficile à porter pour un homme. Cependant le diminutif de ce prénom me plaisait aussi donc le problème ne se posait pas. Et avantage non négligeable la version anglophone existait également. Enfin je le tenais mon prénom. Curieusement ce prénom plaisait aussi à l’Amoureux. Énorme soupir de soulagement. Je ne savais pas encore comment allait se dérouler l’accouchement mais j’espérais en mon for intérieur qu’il soit moins difficile que « l’accouchement » de ce prénom. J’ai appris plus tard par ma mère que c’était le prénom préféré de mon grand-père maternel. Rien ne pouvait me rendre plus heureuse. Qui sait c’est peut-être lui qui me l’a soufflé d’où il se trouve ? Par une froide nuit de Novembre 2015, notre petit homme est venu rejoindre notre famille, notre fils chéri, notre doux Timothée. Aujourd’hui je ne peux m’imaginer un autre prénom pour notre petit garçon si affectueux, si coquin, si plein de vie.

Après ce choix de prénom qui s’est révélé difficile, nous avons fait « la folie » de nous lancer dans le projet d’un troisième bébé qui s’est concrétisé. Nous allions être à nouveau confrontés à l’épineuse question du prénom et comme nous sommes vraiment fous, vous le verrez, nous avons multiplié les difficultés. Mais vous découvrirez tout ceci dans le prochain épisode de cette passionnante saga. En toute fin d’épisode, le prénom du bébé sera enfin révélé. Je sais que certaines personnes attendent cette révélation depuis plusieurs semaines. Allez chères amies, votre patience va être bientôt récompensée…

Timothée 2 retouchéeImage Timothée

Un mois de toi

Ce matin l’orchidée que j’ai reçue à la maternité juste après ta naissance a commencé à perdre ses premiers pétales. Je me suis empressée d’aller la mettre sous l’eau comme pour essayer de stopper le temps et ses effets. Ce temps voleur de bébés qui grandissent si vite.

Un mois déjà que tu as débarqué dans nos vies little F. Un mois seulement et en même temps comme si tu étais là depuis toujours. Ta présence parmi nous est comme une évidence, nous t’attendions que toi pour être au complet. Ta grande sœur qui te couvre de bisous et joue les petites mamans, ton frère qui t’ignore la plupart du temps mais qui fait des timides tentatives de rapprochement et tes parents qui ne cessent de t’admirer et se demandent comment ils ont réussi une fois encore à créer un petit miracle si parfait. Et toi qui nous regardes de tes yeux bleus si paisibles, ta tâche sur le front en forme de v en signe distinctif. Toi notre bébé « cadeau » qui a bien failli ne jamais exister. Comme nous avons bien fait d’écouter notre cœur et ignorer la raison.

1 mois que nous sommes rentrés dans le cercle « des familles nombreuses « ( terme consacré pour les familles à partir de trois enfants). Je n’arrive toujours pas à croire que ce rêve que je ne m’étais jamais avouée et qui a mis si longtemps à se réaliser, est devenu notre réalité.

Bien sûr tout n’est pas parfait, jongler entre toi et tes ainés encore si petits et dépendants est un défi de haut vol. Trouver un peu de temps pour notre couple est devenu encore plus difficile. Les cartes sont redistribuées et chacun essaie de trouver sa place mais le bonheur que tu nous procures n’a pas de prix. Tu commences à nous gratifier de jolis sourires et de petits areuh et mon cœur se remplit chaque jour d’avantage d’amour pour toi.

J’aimerais tellement pouvoir profiter plus de toi alors j’essaie de savourer ces tout-petits riens » si précieux : ta petite tête de nouveau né qui tient au creux de mon épaule, ton poids plume moins lourd que le chat, tes petits doigts si délicats serrant le mien, tes couches Pampers taille 1, les quantités de lait que tu bois tenant dans les petits biberons de la maternité. Des instantanés de vie, de notre vie si fugaces, qui ne reviendront pas. Égoïstement j’aimerais les retenir, gagner cette course contre le temps qui est pourtant perdue d’avance. Déjà tes pyjamas en 1 mois commencent à être trop courts. Bientôt je devrai ranger tes affaires de nourrisson dans la petite malle des souvenirs, accomplir ce rituel pour la dernière fois. Mon cœur se sert déjà et les larmes me montent aux yeux en y pensant. Graver ces images de ce 1er mois de ta vie dans ma mémoire est mon seul rempart. Et laisser des traces avec ces quelques mots d’amour pour toi sur ce blog . Enfin accueillir, sereine et confiante, nos prochains moments, qui seront différents mais tout aussi beaux, nous qui sommes au tout début de notre aventure à deux, à cinq.

Bon moisniversaire little F., petite fleur si délicate.

Ta maman qui t’aime.

 

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