Petit bilan de ma 3ème grossesse

Et voilà ma grossesse touche DEJA à sa fin. ma 40ème semaine est déjà bien entamée et en gros je suis susceptible d’accoucher à tout moment. Globalement le temps est passé très vite pendant ces 9 mois, mais en cette fin de grossesse il s’est carrément emballé. Il faut dire qu’entre la préparation des cartons pour notre déménagement fin juillet, l’aménagement dans notre nouvelle maison, les enfants à gérer H24 depuis la fin de la crèche, ma formation d’illustratrice et ce quotidien si traitre, je n’ai guère eu le temps de me poser et les moments consacrés à cette très prochaine naissance ont été rares. Résultat : J’ai à peine bouclé ma valise pour la maternité, nous avons finalisé les derniers achats en vêtements et objets de puériculture cette semaine et avouons le la chambre n’est pas encore tout à fait prête. « Bah j’ai le temps » me suis- je dit tout au long de ses dernières semaines pour me rassurer, et puis pour le 3ème on pense ( à tord) que l’on a déjà tout ce qu’il faut côté équipement pour bébé. Bref je me suis laissée déborder.

Dans ce chaos (bon relatif je vous rassure chers lecteurs), j’avais envie justement de me poser un peu et de dresser un petit bilan de nos 9 mois passés ensemble, mon bébé d’amour et moi, déjà pour prendre un peu de recul et garder une trace. J’ai effectivement remarqué qu’on oublie très vite cet état particulier qu’est la grossesse et très vite on tourne la page et passe à autre chose oubliant plein de petits détails de cette expérience unique. Pourtant mes deux précédentes grossesses appartiennent à un passé récent puisque c’est ma troisième grossesse en trois ans ( cf article précédent)

J’avais eu l’immense chance d’avoir précédemment deux belles grossesses sans aucune complication,). Cette troisième grossesse (et je mesure ma chance) n’a pas fait exception. Bien sûr actuellement je sens que physiquement il est temps que bébé arrive, mais malgré mon énorme bidon et autres petits tracas inhérents à la grossesse je suis « relativement » en forme et me sens plutôt épanouie. J’ai aimé une nouvelle fois être enceinte et j’ai accueilli cette nouvelle grossesse avec toutes ses particularités qui en ont fait une expérience unique et différente des précédentes.

Déjà il s’agissait de ma 1ère grossesse en France. Mes deux ainés sont nés en Angleterre donc mon suivi de grossesse a été fait là bas. Le suivi en Angleterre dans le système public (NHS) n’est pas fondamentalement différent de celui pratiqué en France mais est souvent moins médicalisé. C’est d’ailleurs un peu déroutant généralement pour les françaises expatriées là-bas. Souvent elles complètent ce suivi par des échographies dans des centres privés ou se rendent à des centres médicaux dans lesquels exercent des médecins français. Beaucoup se posent la question si elles veulent accoucher en France. Le suivi de grossesse en France a donc été une expérience nouvelle pour moi. J’appréhendais d’ailleurs d’être enceinte en France, je ne doutais pas de l’excellence du suivi mais j’avais peur d’être vu comme un «cas médical » ayant dépassé la barre fatidique des 40 ans. Je m’attendais à subir un tas d’examens par prévention de risques notamment de malformations ou d’anomalies. En cette fin de grossesse je trouve même le suivi léger : alors qu’en Angleterre j’avais rendez vous avec la sage femme toutes les semaines lors des dernières semaines, ici je n’ai eu qu’un monitoring il y a deux semaines et le prochain rendez vous est le jour prévu de l’accouchement. Je craignais aussi les préjugés sur les grossesses dites « tardives «  et d’avoir des remarques du personnel médical. En réalité j’ai été traitée comme une patiente « normale », je n’ai pas subi plus d’examens que les autres patientes et surtout je n’ai eu aucune mention de mon âge. Peut être parce que la grossesse s’est déroulée sans complications et qu’il s’agissait là de ma 3ème grossesse. La seule remarque amusée de la sage femme en prenant connaissance de mon dossier «  a été «  1ère grossesse en 2014 , 2ème grossesse en 2015 mais qu’avez vous fait en 2016 ? »

Pour cette grossesse du coup j’ai appris qu’une grossesse dure 41 semaines. Et oui en Angleterre la grossesse dure 40 semaines. Par contre si tu dépasses le terme (cela m’est arrivé pour mes deux précédentes grossesses) ils n’interviennent pas jusqu’à 12 jours après le terme prévu, voulant laisser l’opportunité au bébé d’arriver « naturellement » sans déclenchement. Ici le terme est fixé pour le 22/08 et à priori l’équipe médicale ne me laissera pas aller au delà ce qui me rassure quelque part ( petite prière du soir : bébé s’il te plait si tu pouvais arriver avant le jour J comme un grand ce serait vraiment cool…)

Grande nouveauté pour cette grossesse : nous ne voulions pas connaître le sexe du bébé. Nous découvrirons donc cela le jour de la naissance. Autant j’avais besoin d’avoir cette information lors de mes grossesses précédentes pour pouvoir me projeter et préparer au mieux leur venue, autant cette fois je n’ai pas ressenti ce besoin. Peut être le fait d’avoir déjà fille et le garçon nous a ôté toute pression de ce côté là. Encore plus pour cette 3ème grossesse nous avions conscience que le principal est d’ avoir un bébé en bonne santé. L’entourage a été un peu titillé par cette décision et certaines fois la question «  alors vous ne savez toujours pas ce que c’est «  a été posée . A cette question la réponse s’est très vite imposée «  normalement si tout va bien c’est un bébé ».

J’avais conscience que cette grossesse est à priori la dernière. Il ne faut jamais dire jamais mais bon à 42 ans je ne me vois pas enchainer une 4ème grossesse. Donc je sens que l’après grossesse sera dur et que je serai certainement très nostalgique de voir le petit dernier ou la petite dernière grandir trop vite à mon goût.

J’ai d’ailleurs essayé de profiter de cette grossesse au maximum. Pas facile avec deux enfants en bas âge mais j’ai privilégié « la qualité » à « la quantité ». Soyons clair : le temps béni de la première grossesse pendant laquelle tu as le temps de te concentrer uniquement sur toi, ton futur bébé et à la construction de votre future relation ne reviendra jamais. Cependant j’ai voulu « savourer » cette grossesse dans la mesure du possible. Moi qui n’avais pas pu profiter du tout de ma deuxième grossesse, je ne voulais pas revivre la même expérience.

Je me suis donc autorisée à m’octroyer des petits moments rien qu’à moi et au bébé et à me gâter un peu ( oui parce que je le vaux bien : après tout je suis une sorte d’héroïne, 3 grossesses en 3 ans même Kate Middelton n’a pas fait mieux ;-). A moi l’achat de jolis vêtements et de bijoux de grossesse. Je me suis octroyée un massage de grossesse et un soin du visage. Nous avons même expérimenté une séance de photo grossesse avec une photographe professionnelle (je reviendrai en détail sur cette expérience dans un prochain article).

J’ai pris des cours de yoga et de pilates histoire de me détendre et aussi de préserver ma musculature, prévenir mal de dos et autres maux de la grossesse. Côté alimentation, j’ai essayé de manger « sainement «  sans me prendre la tête non plus. Bon cela avait été déjà plus ou moins le cas lors de mes deux grossesses précédentes, ayant eu la chance de ne pas avoir été trop attirée par des envies complètement déraisonnables. J’avais envie de cuisiner mais je n’avais pas toujours des idées de recettes, donc je me suis achetée quelques livres de recettes spéciales femme enceinte notamment «  j’ai envie de «  de Sandra Mahut qui propose des recettes vraiment alléchantes qui permettent de se faire plaisir tout en limitant sa consommation de sucres et graisse. Résultat : j’ai pris du poids raisonnablement ( un peu moins que pour les deux précédentes) et selon mon entourage tout est dans le ventre ( j’ai la chance d’avoir un entourage très bienveillant J)

Enfin sur l’histoire du poids car pour cette 3ème grossesse, les réactions de l’entourage (famille, amis) ou de parfaits inconnus, au contraire des précédentes grossesse ont été parfois déroutantes voir légèrement blessantes. Pour résumer, les gens ne comprennent pas pourquoi tu t’embarques dans cette folie surtout quand tu as eu la chance d’avoir déjà un garçon et une fille. Donc parmi les félicitations, nous avons entendu des «  quoi encore ? », on ne vous arrête plus » « vous êtes des fous furieux », « rassurez nous vous vous arrêtez après ? » et j’en passe. Dans la rue « en temps normal » avec mon char me servant de double poussette »et mes deux monstres je ne passais pas inaperçue mais là en plus avec mon gros ventre je suis l’attraction. Au mieux je vois des personnes qui s’attardent, me dévisagent, s’interrogent, sont perplexes. Au pire ce sont des remarques’ « et bien vous êtes bien courageuse », « cela va être «sportif, etc. Bref on me prédit le pire, ce qui est toujours très encourageant.

Le positif à retirer de ce genre de situation c’est que tu apprends à passer au delà de l’opinion des gens qui trouveront de toute façon toujours de quoi commenter.

Je préfère retenir les réactions trop mignonnes de ma fille ainée devant mon ventre grandissant ces derniers mois. Pour la naissance de son frère elle était bien trop petite pour réaliser mais pour cette grossesse elle a bien eu conscience qu’il y avait un bébé dans mon ventre. Elle lui parle, fait des caresses ( ou des tapes ;-)») , pose des questions. Nous ne pouvons pas prédire sa réaction quand sa « petite sœur sera là ( nous lui avons bien dit que cela pouvait être un petit garçon mais bizarrement elle zappe ce point) mais déjà observer ses réactions pendant la grossesse a fait chavirer mon cœur de maman.

Voilà je crois que je n’oublie pas l’essentiel concernant les faits marquants de ces neuf mois. Au delà ces quelques anecdotes factuelles, évidemment l’essentiel est ailleurs et je garderai pour moi ces petits moments intimes et uniques qui n’appartiennent qu’à moi et mon bébé. Alors que cette grossesse n’est pas encore terminée, j’en parle déjà au passé et je suis déjà nostalgique de mon gros bidon tout rond. Bien sûr j’ai hâte de rencontrer « mon petit numéro 3 », de le tenir en bonne santé dans mes bras, voir sa petite tête et jouer au jeu stupide des ressemblances avec « numéro 1 » et » numéro 2 « . J’aimerais pourtant retenir ces derniers moments si précieux qui ne seront bientôt qu’un souvenir. Quant à la naissance imminente, bizarrement bien qu’ayant vécu «  ça » deux fois, je me sens pas plus prête que les dernières fois et ne veux pas trop y penser. A vrai dire, je crois que je ne réalise pas vraiment. Je suis en mode « free style » anxieuse un peu, excitée beaucoup. Bébé d’amour, je te mentirais si je te disais que je n’appréhende pas notre prochaine rencontre. Cette future vie à 5 m’excite autant qu’elle m’inquiète Après je vais essayer de faire confiance à la vie, à nous. Tout ce que peux te dire c’est que mon amour pour toi n’a cessé de grandir au fil de ces 9 mois et que je t’aime déjà infiniment. A très bientôt mon bébé d’amour

Crédit photo : 3éme photo Virginie Hamon www.adaywithphotographie.com

3 en 3 ans

photo article 1 version finaleMaman d’une petite fille de 3 ans et d’un petit garçon de 20 mois, je suis actuellement enceinte de mon 3ème enfant prévu fin aout (mon dieu mais ça approche dis donc !). Là chère âme tombée par hasard sur ce merveilleux blog, vous commencez à faire le calcul dans votre tête et vous vous dîtes «  attendez mais cela fait 3 enfants en 3 ans «  Déjà je vous félicite vous savez compter J . Au delà de ce calcul purement mathématique, les premières interrogations se bousculent dans votre tête «  mais la contraception ils connaissent ? « « Ils sont inconscients ou quoi ? » « Ils veulent fonder une équipe de basket ou pire de foot ? » « Maintenant qu’ils ont trouvé le mode d’emploi, on ne les arrête plus. » Je vous rassure cher lecteur, ces remarques je ne les ai déjà entendues de façon plus ou moins déguisée de la part de proches ou de parfaits inconnus.

Bon pour être tout à fait honnête, si quelqu’un m’avait prédit, il y a encore juste 5 ans que j’aurais 3 enfants en 3 ans je l’aurais certainement traité de fou. Cela ne semblait pas être vraiment ma destinée. A 35 ans, célibataire, je ne me faisais plus trop d’illusions sur mon avenir sentimental ( oui c’est triste mais cela correspondait à mon état d’esprit de l’époque). Je ne parle même pas de mon désir de maternité que je préférais garder pour moi. Les mentalités et les discours ambiants émanant du corps médical ne me poussaient évidemment pas à un optimisme de fou car c’est bien connu à partir de 35 ans tic tac l’horloge biologique s’affole et les chances de tomber enceinte naturellement se réduisent à néant. Le temps que je tombe sur le mec génial dont je serai amoureuse ( condition indispensable) et le potentiel père de mes enfants ( euh oui malgré ma situation « désespérée » je ne voulais pas « faire ça » avec n’importe qui) bref il serait trop tard.

Et puis je ne sais par quel miracle, ( bon ok grâce à un site de rencontre ) j’ai rencontré l’Amoureux et à partir de là tout s’est fait naturellement. J’ai vite envisagé un avenir commun avec lui. Bien sûr le désir de maternité est remonté à la surface, cela me semblait une suite logique à notre histoire, moi qui désirais depuis des années devenir mère. Au début de notre relation je voulais d’abord profiter de notre vie de couple, et construire les fondations solides d’une relation durable. J’ai aussi respecté les envies de mon amoureux. Nous abordions pas trop le sujet « bébé », il n’était pas opposé à fonder une famille mais je sentais qu’il avait besoin de plus de temps pour s’imaginer père et se lancer dans ce projet. Bon je résume un peu mais entre notre rencontre et l’arrivée de notre premier enfant plus de 3 ans se sont écoulés. La naissance d’Alice fut une évidence, bien sûr cela a chamboulé nos vies mais pas tant ça tant nous étions prêts à accueillir cet enfant. Très vite j’ai voulu d’un deuxième enfant, moi même ayant grandi dans une famille de 3 enfants, je n’avais pas envie que ma fille soit enfant unique. Approchant « dangereusement » de la quarantaine, je savais que nous n’aurions pas devant nous beaucoup de temps pour agrandir la famille. Ce désir pouvait même ne pas se réaliser tout court. Finalement je suis retombée enceinte avant même de recommencer les essais bébé, ma fille étant seulement âgée de 6 mois à ce moment là. Quand j’ai découvert le résultat positif du test de grossesse que j’avais fait par acquis de conscience pour me rassurer, étant persuadée qu’il serait négatif je suis tombée de l’armoire. Mes sentiments étaient contradictoires et j’avoue que j’ai mis quelques temps à digérer la nouvelle. J’’étais très surprise de tomber enceinte si facilement. Moi si réfléchie, toujours si raisonnable, qui aime tout contrôler je ne comprenais pas trop comment le destin avait pu me jouer ce tour de coquin. Comment avais-je pu être aussi « légère », « irresponsable « ? J’avais aussi un peu peur d’être jugée par l’entourage, les gens étant si prompts à juger. Bref à 40 ans j’ai même eu « peur » de l’annoncer à ma maman et à me faire « gronder » comme une gamine. Mon compagnon bien que très surpris a sauté de joie à la nouvelle. Au fil des semaines j’ai accepté ce cadeau de la vie avec gratitude. Cette grossesse « surprise » m’arrivait à 40 ans alors que j’étais dans un couple solide. De plus nous ne connaissions pas de galères financières. Finalement notre désir s’était juste réalisé quelques mois en avance, je préférais cela à un long parcours du combattant pour arriver à tomber enceinte. Quand j’ai appris que nous attendions un petit garçon, ma joie était à son comble. Bien sûr ce n’était pas une fin en soi mais l’idée « d’avoir le choix du roi » me réjouissait ! Enfin un garçon ( le premier depuis 35 ans !) dans cette famille de filles. La grossesse s’est très bien passée quoique un peu sportive : pas facile d’être enceinte tout en gérant un bébé. Notre fils chéri est arrivé lors d’une nuit froide de novembre 2015. Je crois que jusqu’à ce qu’il sorte de mon corps, je n’ai pas réalisé que j’étais mère de 2 enfants. Pourtant ce fut le coup de foudre immédiat, il était tellement beau, tellement parfait. Je me rappelle de ses premières semaines avec tendresse, tant c’était un bébé facile. Dès son arrivée, c’était comme s’il avait toujours fait partie de la famille. Notre vie à 4 s’est fait naturellement. Bien sûr tout ne fut pas facile. La difficulté résidait dans le fait de gérer 2 bébés à des stades différents et je ne cache pas qu’il y a eu et il y a encore des moments sportifs. Pourtant malgré les difficultés l’envie d’un petit troisième ne m’a pas vraiment lâché. Même si je me sentais comblée par mes deux enfants et très reconnaissante de ma chance d’avoir été maman deux fois, J’avais du mal à accepter que Timothée soit notre dernier bébé. J’avais bien du mal à tourner définitivement la dernière page du chapitre de la grossesse. Mais cette fois-ci je voulais me laisser plus de temps pour vivre pleinement une nouvelle grossesse, tellement je n’avais pu eu l’impression d’en profiter pour mon deuxième enfant. De plus des revendications d’autre nature commençaient à remonter à la surface. Après des mois non stop consacrés exclusivement aux enfants, j’avais envie de penser à moi, mon couple, à mes envies professionnelles. Bref tout cela ne semblait pas forcément compatible avec un troisième enfant. Au bout de plusieurs mois d’hésitations et surtout une grosse remise à plat avec l’Amoureux finalement nous nous sommes laissés guider par notre envie. Oui soyons honnête le choix du petit troisième est purement « égoïste », celui du cœur et non de la raison. Si tu commences à réfléchir trop longtemps, examiner les faits objectivement, prendre en considération les arguments les plus futiles ( « mon dieu mon corps va être déformé avec cette 3ème grossesse, comment vais- je perdre mes kilos post grossesse ?!? »)  jusqu’aux considérations les plus philosophiques (« élever 3 enfants dans ce monde en furie c’est de la pure folie, en plus cela coûte cher, comment allons-nous leur payer des études décentes, surtout que quand ils auront 20 ans, nous en aurons 60, bref la retraite ce n’est pas avant 80 ans et après hop direct dans la tombe ») et bien tu ne lances pas dans ce projet un peu fou d’agrandir la famille. Après la question était de savoir si cela allait se concrétiser, nous ne voulions nous mettre aucune pression, à 41 ans je n’avais pas envie de m’engager dans un parcours d’aide à la procréation.. Et finalement encore cette fois je suis tombée naturellement enceinte très vite.

Et me voilà aujourd’hui enceinte de 35 semaines (le temps passe à une allure folle…. ) Cette grossesse me comble évidemment. Cela ne m’empêche pas de ressentir une certaine appréhension sur le fait que je sois capable de gérer trois enfants aussi rapprochés tout en menant à bien mes projets personnels et professionnels. La fatigue est bien présente par moment. Les commentaires pas toujours positifs à l’annonce de cette grossesse n’ont pas aidé non plus (mais ça, ce sera l’objet d ‘un autre article).

Certes, dans une vie idéale j’aurais aimé avoir mes enfants plus jeune, me laisser plus de temps entre mes grossesses ; peut être laisser quelques années entre le 2ème et le 3ème enfant mais la vraie vie se passe rarement comme on se l’imagine. J’ai la chance d’être épaulée par un compagnon formidable très investi dans son rôle de père. J’essaie de me persuader que d’une façon ou d’une autre nous gérerons. J’ai surtout envie de retenir qu’au delà des futures difficultés que nous ne manquerons pas de rencontrer, bientôt nous aurons une triple dose d’amour à donner et recevoir. Le cœur a ses raisons mais tout ce que je peux dire d’après notre expérience c’est qu’il s’agrandit à chaque enfant qui naît. Comme pour les deux premiers, j’ai tellement hâte de serrer mon nouveau petit bonheur dans mes bras, de l’accueillir au sein de notre famille et le voir grandir (pas trop vite tout de même !) à côté de sa sœur et de son frère. Je me sens surtout chanceuse et reconnaissante. Alors pour ce 3 en 3 ans j’ai surtout envie de dire « merci la vie ».